Le goût des autres (Forum cinéma/septième art)
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cinefan



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MessagePosté le: 13 Avr 2007 à 13:31    Sujet du message:  Gros plan sur... Répondre en citantRevenir en haut

J'ouvre ce topic où je propose d'ouvrir le sujet sur une personnalité où on pourra parler de sa filmographie, dire pourquoi on l'aime ou pas. Parler de vos idoles ou de vos découvertes pour les faire partager ou chercher des infos sur un réalisateur et des conseils !
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cinefan



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MessagePosté le: 13 Avr 2007 à 13:32    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Pour commencer je propose de parler de Stpehen Frears. Le futur président du prochain festival de Cannes m'est relativement inconnu (du mois j'ai vu peu de ces films) donc j'aimerais avoir vos avis et voir ce que vous me conseillerez comme film de ce monsieur.

Vous aimez ? Votre film préféré ? A vos claviers !
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Bastien



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MessagePosté le: 13 Avr 2007 à 14:51    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Très bonne initative

Perso Frears, pas toujours ma tasse de thé mais cinéaste honorable, je le reconnais. Bien évidemment je te conseille Les liaisons dangereuses mais aussi Fail Safe, remake d'un film de Lumet qui est en réalité l'opposé de Dr Folamour. Un film TV sympa avec un casting d'enfer

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chrislynch
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MessagePosté le: 13 Avr 2007 à 15:49    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

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Stephen Frears

En gros, même avis que Bastien. Très inégal, pas toujours très inspiré. Un vrai talent un peu gâché. Pas toujours facile pour un cinéaste de faire ce qu’il a envie. Souvent, il y a eu chez ce cinéaste un déficit d’envergure et d’audace. Je ne sens pas chez lui une ligne directrice ou une thématique récurente... Mes films préférés dans l’ordre de goût :

1) Les Liaisons dangereuses (1989)

Ca va être difficile de faire mieux pour cette adaptation. Frears montre un talent fou pour le choix de casting et sa capacité de diriger. Un travail extrêmement abouti, fluide, tout en nuance.

2) The Van (1996)

Du cinéma social, mais en nuance et en humour. Un petit coin de pays intimiste qui montre qu’on jouer avec le drame social. On rit tout le temps mais on ressent fortement la souffrance du petit peuple. Dommage que Frears n'a pas jouer davantage sur ce terrain-là. Colm Meaney, incroyable de justesse et de puissance.

3) The Snapper (1993)

Vient de passer sur Arte. Même remarque que pour « The Van » avec un peu moins de puissance. Beaucoup de tendresse vraie et un Colm Meaney toujours aussi inspiré. Frears aurait travailler davantage avec cette merveille d’acteur.

4) Mary Reilly (1996)

Un Dr Jekyll et Mr Hyde très original où le cinéaste réussit finement son atmosphère troublante. Ca manque un peu de puissance narrative mais réussit très bien l’intimiste. Pour moi, la plus belle interprétation de Julia Roberts, qui montre une fois de plus la capacité de Frears à diriger. John Malkowitch, lui, porte le film sur ses très larges épaules.

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Hartigan



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MessagePosté le: 14 Avr 2007 à 23:08    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Je ne le connais malheuresement pas assez...
J'ai par contre un excellent souvenir de My Beautiful Laundrette que j'aimerai beaucoup revoir...
J'adore Les Liaisons Dangereuses sinon que j'ai enregistré cette semaine...

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cinefan



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MessagePosté le: 20 Avr 2007 à 11:29    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

... Une filmo unique. Charol, Renoir, Melville, De Broca mais aussi des jeunes réalsiateurs dans des films audacieux...

Jean-Pierre Cassel a surement une des plus belles filmos du cinéma français...

Moi je l'ai connu par son fils puis l'a découvert dans L'armée des ombres, puis je l'ai vu dans des premiers films comme Virgil.

Lui qui apraissait si jeune dans sa tête est parti à cause d'un cancer...

Voilà sa filmo http://www.allocine.fr/personne/filmographie_gen_cpersonne=4504.html
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acte



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MessagePosté le: 24 Avr 2007 à 20:03    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Je lance un gros plan sur...

SAM PECKINPAH.

Cinéaste sur lequel je me suis penché depuis un petit momebnt déjà, et j'arrive au bout de sa filmographie.
Le timing est excellent puisqu'il ne me maquait plus que "Osterman Week End" qui vient d'être disponible à la vente, en DVD.

Belle édition, encore une fois, qui permet d'en apprendre plus sur le cinéma de Peckinpah, réalisateur que j'apprécie beaucoup, par ailleurs.

Donc je lance un gros plan sur lui, aprce qu'il me paraît judicieux d'aborder sa filmographie. En tant que forum écléctique et passionné, je pense qu'il est intéressant d'analyser certains de ses films, et surtout son traitement de la violence.

Osterman Week end, puisqu'il est d'actualité, exploite parfaitement cette utilisation peckinpienne de la violence. D'abord psychologique, comme dans "Les Chiens de Paille", pour ensuite conduire peu à peu à l'utilisation physique de celle-ci.

C'est surtout, un grand film sur l'espionnage, la tromperie, la trahison et la manipulation.
Pour moi, vrair oeuvre de fin de parcours, en parfaite osmose avec son cinéma.

Un grand oui.

Et vous Peckinpah, ça vous dit quoi ?

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cinefan



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MessagePosté le: 24 Avr 2007 à 20:11    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Citation:
Et vous Peckinpah, ça vous dit quoi ?

Helas rien ! Mais je compte vous lire pour en apprendre sur lui !
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acte



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MessagePosté le: 24 Avr 2007 à 20:22    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Oui Jeremy, je pense réellement qu'il faut attacher de l'importance au cinéma de Sam Peckinpah. Il propose une vraie réflexion sur la violence.

Surtout, c'est un cinéaste particulièrement astucieux, méticuleux, possédant un sens aïgu de la mise en scène et du montage.

Pour moi, il s'agit d'un IMMENSE réalisateur, bien trop sous estimé par le grand public.

Par exemple "Apportez moi la Tête d'Alfredo Garcia" Western splendide, sous forme de Road movie brillant, exploite à merveille la notion de vengeance et de démons intérieurs.

Je pense également à "Croix de Fer", oeuvre d'une immense complexité, au delà d'une structure au premier abord classique.

Puis évidemment, "Les Chiens de Paille" ou la déstructuration psychologique d'une famille. Violence visuelle, mais surtout réfléchie et suggestive. Parfaite osmose entre un cinéma cru et distant. Action et contemplation.

Pour moi, un vrai grand cinéaste.

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Bastien



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MessagePosté le: 24 Avr 2007 à 20:25    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

C'est amusant parce que depuis quelques jours, je m'amuse à répertiorier les cinéastes et leurs filmographies, et dans ceux dont j'avais envie de m'attaquer prochainement il y avait Peckinpah. Je le connais assez peu (3 films sur ses 15) mais certaines images de La Horde sauvage me hantent souvent. Comme l'a dit Chris dans un autre topic, un cinéaste très audacieux et campé sur ses positions... J'en parlerai mieux dans quelques temps, d'ici là je cède la place aux fins connaisseurs : )

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André Bazin
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Benoît



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MessagePosté le: 24 Avr 2007 à 20:46    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Pire que Bastien, je suis http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/00102.gif!

Vu que La horde sauvage et c'était également pour moi un grand film... Je me souviens surtout de la scène finale où les héros acceptent leur sort et ce qu'il va provoquer...
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Hartigan



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MessagePosté le: 24 Avr 2007 à 21:20    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Merci beaucoup Mike pour cette belle déclaration à l'égard de cet exceptionnel cinéaste (qui je le rappelle demeure mon cinéaste préféré...)
Comme tu le sais peut-être, j'ai moi même acheté OSTERMAN WEEK-END qui enfin sorti en DVD...
On y retrouve d'excellents bonus, notamment une analyse interessante d' OSTERMAN WEEK-END sur le premier disque.

J'en ai déjà un peu parlé ici aujourd'hui même : http://chrislynch.heberg-forum.net/ftopic5-240.html

OSTERMAN WEEK-END n'est certes pas le plus grand film de Peckinpah mais il demeure toutefois trés interessant. Selon moi, il se rapproche beaucoup d'un TUEUR D'ELITE par exemple. OSTERMAN WEEK-END est un film comme tu le précises sur la manipulation de l'image et ce que l'image engendre : un voyeurisme récurrent.
Le plan final est d'une exception rare : la chaine vide du cinéaste bien entendu...

On ne retrouve malheuresement pas toute l'énergie que Peckinpah avait déployé sur ses premiers films, en l'occurrence, LA HORDE SAUVAGE ou APPORTEZ MOI LA TETE D' ALFREDO GARCIA.
Ici, on retrouve la patte de Peckinpah lors de la séquence de la course-poursuite en voitures.

On retrouve beaucoup de thémes chers au cinéaste :
L'assaut final bien entendu, qui évoque celui des CHIENS DE PAILLE, bien que moins explosif et moins nerveux.
L'opposition homme/animal symbolisée par l'usage de l'arbalette (évoquant David qui utilisait le piége à loups contre ses oppresseurs dans ce même CHIENS DE PAILLE).
La trahison (Théme cher à Peckinpah que l'on retrouve entre autres dans TUEUR D' ELITE).

Comme dans la plupart de ses films, Peckinpah s'interesse à la violence comme phénoméne : Peckinpah ne s'interesse pas a des individus violents mais aux rapports de force

J'ai bien envie d'en rédiger la critique maintenant qu'on en parle.
Comme tu le soulignes Mike, il serait interessant que plus de gens s'interessent à ce cinéaste, malheuresement trop délaisse du public...

Désormais, tous ses films sont disponibles en DVD, dans des éditions plus ou moins variées. Ainsi, celle des CHIENS DE PAILLE est à ce propos médiocre pour un un film de cette envergure. Mieux faut se diriger vers celle de la Zone 1.

J'ai un peu parlé du film, mais trés prochainement je parlerai de son oeuvre de façon plus générale...

Il serait interessant de parler : de la violence chez Peckinaph, de la répresentation de la femme dans ses films, du rôle de l'enfance dans ses films et du montage bien entendu.

Peckinpah est un immense cinéaste, une sorte de précurseur qui aura nspiré une génération de cinéastes. Woo en est l'exemple le plus frappant, pour son utilisation des ralentis... http://www.echecsetmaths.com/atelier/gifs/smiley/worthy.gif

Enfin voilà, dés que j'ai un peu plus de temps, j'en parle quoi Yes !

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chrislynch
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MessagePosté le: 24 Avr 2007 à 21:27    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Merci Hartigan... Je ne reviendrai donc pas sur notre petite réflexion de cette après-midi Yes !

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MessagePosté le: 24 Avr 2007 à 21:38    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Mr. Green

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MessagePosté le: 24 Avr 2007 à 22:02    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Moi j'ai vu "Les chiens de paille" et à mon souvenir, j'ai beaucoup aimé ! Aborder la violence comme il l'a fait, c'est une marque des grands pour moi...

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MessagePosté le: 25 Avr 2007 à 12:05    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Je voudrais revenir sur une notion aaasez ambigue chez Peckinpah :

Dans LES CHIENS DE PAILLE, Amy (Susan George) semble provoquer les habitants du village (voir la séquence à la fenêtre lorsque elle apparaît seins à l'air). D'un autre un cotê, elle semble les craindre.
J'en parle un peu ici : http://cinevisions7.canalblog.com

Chez Peckinpah, il y a toujours cette ambiguité du « et ». Une sorte de dualité, qu'on retrouve dans certains de ses films.

Dans LA HORDE SAUVAGE, les enfants désirent fuir la violence dont ils sont les témoins, mais en même temps, ils paraissent fascinés.

Pour faire écho à OSTERMAN WEEK-END : le héros du film, lorsqu'il observe ses amis dans leurs chambres respectives (par le biais des caméras), souhaiterait ne pas les trahir, mais en même temps, le personnage s'accoutume a cette situation et prend plaisir à les observer (il céde alors au voyeurisme).

Notion trés ambigue chez Peckinpah à creuser...

Des avis ? Roule des yeux

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chrislynch
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MessagePosté le: 25 Avr 2007 à 13:30    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Désolé Hartigan mais je n'ai pas assez les films du cinéaste en tête pour pouvoir venir mettre mon petit grain de sel Pleure ou très triste

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Hartigan



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MessagePosté le: 26 Avr 2007 à 18:53    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Alors Mike ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0017.gif
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MessagePosté le: 26 Avr 2007 à 21:39    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Oui je suis assez d'accord avec toi Hartigan. Je trouve que ton analyse du "et" est forte intéressante, d'ailleurs, en suivant ton raisonnement, je pourrai presque ajouter aux films que tu viens de citer, le film "Apportez moi la Tête d'Alfredo Garcia".

Il me semble également, dans mes souvenirs, qu'une scène rejoint ce type de confrontation permanente du paradoxe.

Je pense à la scène dans laquelle la femme du personnage joué par le très bon Warren Oates, manque de se faire violer dans le désert.
Elle semble à la fois très conciliante et en même temps, très appeurée.

La scène fait fortement penser au viol subit par Amy dans "Les Chiens de Paille" ou également, elle fait montre d'une certaine volonté et conciliation, et même, d'un peu de plaisir.

Très bonne analyse en tout cas, je pense en effet qu'il s'agit d'une thématique récurrente chez Peckinpah, au même titre que la violence, ou la folie.

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Hartigan



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MessagePosté le: 26 Avr 2007 à 22:20    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Totalement d'accord avec toi Yes ! Yes ! Yes !
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