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chrislynch
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27 Juin 2008 à 13:31 Sujet du message: |
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| Moi je te suis parfaitement là-dessus Par contre, je ne saisis pas si tu as vu oui non le dernier Shyamalan. |
Lecture trop rapide, donc
sauf pour le double et le profondément noir. Le dernier Shyamalan n'est pas profondément noir (La vie continue, il y a une naissance). Nous ne sommes que dans l'alarme, pas la noirceur d'un Lard Von Triste par exemple. |
Ce que tu soulèves, c'est ce que j'appelle la ferveur. Ce film est pour moi profondément noir ET fervent. J'essaierai d'y revenir...
Lars Von Trier... C'est pareil pour moi... Sauf que c'est l'inverse (et surtout dans des identités très différentes, bien sûr)
Mais je ne vais pas me lancer dans Von Trier avec toi maintenant. Tu m'en veux déjà assez pour Barton Fink  |
"Fervent", trop vaste pour moi, surtout comme réponse à "profondément noir". Petite précision peut-être ? |
Le "profondément noir" revient pour moi chez Shyamalan à la re(con)stitution - les détracteurs diraient donc la restitution con - d'une société ayant perdu des repères essentiels, en proie à la terreur et au désespoir. Il y a enregistrement, reconnaissance et expression directe de ça mais il est déterminé à rester du côté de la "ferveur" : c'est une ferveur assez modeste, il me semble, étonnament plus proche du biologique que d'une spiritualité. Le vivant est le vivant. La vie est la vie. On fait des enfants. On continue. On reste dans la chaîne du vivant. On ne se fout pas en l'air (au premier ou au second degré). Mais la posture est tragique. L'heureuse attente ne concerne que l'individu. Il y a fracture entre cette possibilité de l'amour, à l'échelle de l'individu, et l'impossibilité de l'amour, à l'échelle de l'humanité. Shyamalan me semble ne pas arrêter de tourner autour de cette fracture depuis Signs, et sur un mode tragique à chaque fois. Tragique, irréconciliable, mais pas désespéré.
Bon, je pourrais parler de ça plus clairement quand j'aurais revu le(s) film(s).  |
Ok, merci pour la réponse mais je ne suis pas d'accord. Je suis heureux de t'avoir posé la question car je présumais de ce que tu allais me répondre. Pour moi, Optimisme/Pessimisme, Tragique/Comique, fracture/soudure, espoir/désespoir, etc. se conjuguent chez Shyamalan sur un même plan. Ce que tu dis est très proche de ce que je dis mais tu mets trop en avant l'obscurité en ce qui me concerne. Par exemple : "On fait des enfants. On continue", ce n'est pas (pour moi) ce que Shyamalan a montré dans son dernier film. Quelque part, Shyamalan fonctionne (pas aussi bien) comme Lynch : rien n'est une chose, tout est multiple en permanence. Rien ne peut être mis en avant sans son contraire. C'est pour cette perception des choses que j'admire ce cinéaste. Pour moi, Shyamalan, comme Lynch, est profondément lumineux. Un brin de poussière, qui je crois, nous sépare de la perception du cinéaste. |
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D&D

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Posté le:
27 Juin 2008 à 13:58 Sujet du message: |
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| Moi je te suis parfaitement là-dessus Par contre, je ne saisis pas si tu as vu oui non le dernier Shyamalan. |
Lecture trop rapide, donc
sauf pour le double et le profondément noir. Le dernier Shyamalan n'est pas profondément noir (La vie continue, il y a une naissance). Nous ne sommes que dans l'alarme, pas la noirceur d'un Lard Von Triste par exemple. |
Ce que tu soulèves, c'est ce que j'appelle la ferveur. Ce film est pour moi profondément noir ET fervent. J'essaierai d'y revenir...
Lars Von Trier... C'est pareil pour moi... Sauf que c'est l'inverse (et surtout dans des identités très différentes, bien sûr)
Mais je ne vais pas me lancer dans Von Trier avec toi maintenant. Tu m'en veux déjà assez pour Barton Fink  |
"Fervent", trop vaste pour moi, surtout comme réponse à "profondément noir". Petite précision peut-être ? |
Le "profondément noir" revient pour moi chez Shyamalan à la re(con)stitution - les détracteurs diraient donc la restitution con - d'une société ayant perdu des repères essentiels, en proie à la terreur et au désespoir. Il y a enregistrement, reconnaissance et expression directe de ça mais il est déterminé à rester du côté de la "ferveur" : c'est une ferveur assez modeste, il me semble, étonnament plus proche du biologique que d'une spiritualité. Le vivant est le vivant. La vie est la vie. On fait des enfants. On continue. On reste dans la chaîne du vivant. On ne se fout pas en l'air (au premier ou au second degré). Mais la posture est tragique. L'heureuse attente ne concerne que l'individu. Il y a fracture entre cette possibilité de l'amour, à l'échelle de l'individu, et l'impossibilité de l'amour, à l'échelle de l'humanité. Shyamalan me semble ne pas arrêter de tourner autour de cette fracture depuis Signs, et sur un mode tragique à chaque fois. Tragique, irréconciliable, mais pas désespéré.
Bon, je pourrais parler de ça plus clairement quand j'aurais revu le(s) film(s).  |
Ok, merci pour la réponse mais je ne suis pas d'accord. Je suis heureux de t'avoir posé la question car je présumais de ce que tu allais me répondre. Pour moi, Optimisme/Pessimisme, Tragique/Comique, fracture/soudure, espoir/désespoir, etc. se conjuguent chez Shyamalan sur un même plan. Ce que tu dis est très proche de ce que je dis mais tu mets trop en avant l'obscurité en ce qui me concerne. Par exemple : "On fait des enfants. On continue", ce n'est pas (pour moi) ce que Shyamalan a montré dans son dernier film. Quelque part, Shyamalan fonctionne (pas aussi bien) comme Lynch : rien n'est une chose, tout est multiple en permanence. Rien ne peut être mis en avant sans son contraire. C'est pour cette perception des choses que j'admire ce cinéaste. Pour moi, Shyamalan, comme Lynch, est profondément lumineux. Un brin de poussière, qui je crois, nous sépare de la perception du cinéaste. |
Il m'est difficile de voir exactement le mode sur lequel nous divergeons. Séparer les catégories ne veut pas dire pour moi qu'elle ne coexistent pas. Enfin je crois que je vois ce que tu veux dire, mais je trouve que tu shématises trop ma perception, sur ce coup-là.
Je suis d'accord sur le fait que Shyamalan fait coexister les contraires, d'une certaine manière. Mais pour moi ce n'est pas le même chemin que Lynch. Et là, nous divergeons certainement.
Par exemple : chez Lynch, il y a rédemption. C'est ce que j'appellerais la ferveur spirituelle, qui est une réalité concrète chez Lynch. Cette ferveur là existe pour moi comme horizon du cinéma de Shyamalan (c'est la raison de mon "étonnament"), mais ne s'exprime pas dans l'espace même du film. Enfin, ça c'est mon avis, donc. Dans l'espace même du film, ce qui est "sauvé" ne répond que partiellement (le "biologique" et l'individuel) à ce qui est montré comme "détruit". Chez Lynch, tout est sauvé. Mais dans une "autre" réalité (indissociable pour lui, bien sûr). Lynch, dans ma perception, porte à son incandescence la ferveur et le tragique. Mais la coexistence des deux ne les fait pas s'annuler. Je sors de ses films comme réconcilié, non accablé, mais la vision du monde n'est pas celle d'Amélie Poulain pour autant... Je ne dis pas que c'est ce que tu penses, loin de là. Mais dans ce sens, Lynch est pour moi également profondément tragique. ET fervent.
En revanche, un paralèlle que je ferais, c'est qu'ils font tout deux partie des rares à faire des contes pour adultes. |
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chrislynch
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Posté le:
27 Juin 2008 à 14:25 Sujet du message: |
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| Moi je te suis parfaitement là-dessus Par contre, je ne saisis pas si tu as vu oui non le dernier Shyamalan. |
Lecture trop rapide, donc
sauf pour le double et le profondément noir. Le dernier Shyamalan n'est pas profondément noir (La vie continue, il y a une naissance). Nous ne sommes que dans l'alarme, pas la noirceur d'un Lard Von Triste par exemple. |
Ce que tu soulèves, c'est ce que j'appelle la ferveur. Ce film est pour moi profondément noir ET fervent. J'essaierai d'y revenir...
Lars Von Trier... C'est pareil pour moi... Sauf que c'est l'inverse (et surtout dans des identités très différentes, bien sûr)
Mais je ne vais pas me lancer dans Von Trier avec toi maintenant. Tu m'en veux déjà assez pour Barton Fink  |
"Fervent", trop vaste pour moi, surtout comme réponse à "profondément noir". Petite précision peut-être ? |
Le "profondément noir" revient pour moi chez Shyamalan à la re(con)stitution - les détracteurs diraient donc la restitution con - d'une société ayant perdu des repères essentiels, en proie à la terreur et au désespoir. Il y a enregistrement, reconnaissance et expression directe de ça mais il est déterminé à rester du côté de la "ferveur" : c'est une ferveur assez modeste, il me semble, étonnament plus proche du biologique que d'une spiritualité. Le vivant est le vivant. La vie est la vie. On fait des enfants. On continue. On reste dans la chaîne du vivant. On ne se fout pas en l'air (au premier ou au second degré). Mais la posture est tragique. L'heureuse attente ne concerne que l'individu. Il y a fracture entre cette possibilité de l'amour, à l'échelle de l'individu, et l'impossibilité de l'amour, à l'échelle de l'humanité. Shyamalan me semble ne pas arrêter de tourner autour de cette fracture depuis Signs, et sur un mode tragique à chaque fois. Tragique, irréconciliable, mais pas désespéré.
Bon, je pourrais parler de ça plus clairement quand j'aurais revu le(s) film(s).  |
Ok, merci pour la réponse mais je ne suis pas d'accord. Je suis heureux de t'avoir posé la question car je présumais de ce que tu allais me répondre. Pour moi, Optimisme/Pessimisme, Tragique/Comique, fracture/soudure, espoir/désespoir, etc. se conjuguent chez Shyamalan sur un même plan. Ce que tu dis est très proche de ce que je dis mais tu mets trop en avant l'obscurité en ce qui me concerne. Par exemple : "On fait des enfants. On continue", ce n'est pas (pour moi) ce que Shyamalan a montré dans son dernier film. Quelque part, Shyamalan fonctionne (pas aussi bien) comme Lynch : rien n'est une chose, tout est multiple en permanence. Rien ne peut être mis en avant sans son contraire. C'est pour cette perception des choses que j'admire ce cinéaste. Pour moi, Shyamalan, comme Lynch, est profondément lumineux. Un brin de poussière, qui je crois, nous sépare de la perception du cinéaste. |
Il m'est difficile de voir exactement le mode sur lequel nous divergeons. Séparer les catégories ne veut pas dire pour moi qu'elle ne coexistent pas. Enfin je crois que je vois ce que tu veux dire, mais je trouve que tu shématises trop ma perception, sur ce coup-là.
Je suis d'accord sur le fait que Shyamalan fait coexister les contraires, d'une certaine manière. Mais pour moi ce n'est pas le même chemin que Lynch. Et là, nous divergeons certainement.
Par exemple : chez Lynch, il y a rédemption. C'est ce que j'appellerais la ferveur spirituelle, qui est une réalité concrète chez Lynch. Cette ferveur là existe pour moi comme horizon du cinéma de Shyamalan (c'est la raison de mon "étonnament"), mais ne s'exprime pas dans l'espace même du film. Enfin, ça c'est mon avis, donc. Dans l'espace même du film, ce qui est "sauvé" ne répond que partiellement (le "biologique" et l'individuel) à ce qui est montré comme "détruit". Chez Lynch, tout est sauvé. Mais dans une "autre" réalité (indissociable pour lui, bien sûr). Lynch, dans ma perception, porte à son incandescence la ferveur et le tragique. Mais la coexistence des deux ne les fait pas s'annuler. Je sors de ses films comme réconcilié, non accablé, mais la vision du monde n'est pas celle d'Amélie Poulain pour autant... Je ne dis pas que c'est ce que tu penses, loin de là. Mais dans ce sens, Lynch est pour moi également profondément tragique. ET fervent.
En revanche, un paralèlle que je ferais, c'est qu'ils font tout deux partie des rares à faire des contes pour adultes. |
Je ne pense pas que nous allons nous sortir du problème Mais merci en tout cas de ne pas rompre Tout provient de cette ferveur qui englobe trop de sens pour moi. Et puis, le cinéma de Lynch et de Shyamalan offrent tellement de possibilités que je suppose qu'il est normal de ressentir des perceptions différentes à l'issue des visions. Pour Amélie Poulain, l'issue ne peut être vraiment lumineuse car elle n'a n'a connue qu'une obscurité artificielle. Chez Lynch, l'obscurité est vécue entièrement, profondément. Donc, effectivement, il ne peut y avoir de comparaison entre Amélie Poulain et les films de Lynch.
| Citation: |
| Chez Lynch, tout est sauvé. |
Qu'est-ce que tu fais du petit ver de terre dans le bec du rouge-gorge de "Blue velvet" ?
Pour revenir chez Shyamlan (là j'ai encore un doute sur ce que tu dis), la naissance est une vraie volonté de vie chez le cinéaste. Pas quelque chose pour faire plaisir, pas quelque chose de bêtement biologique. Une vrai envie de continuer, qu'importe les obscurités présentes. Ce qui compte par dessus tout chez les deux cinéastes pour moi, c'est de prendre tous les chemins obscurs pour déboucher immanquablement vers la lumière. C'est la vraie obscurité qui offre la vraie lumière. C'est par exemple là que le cinéma de ces deux cinéastes divergent totalement de celui de Von Triste ou de Cronenberg. |
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D&D

Inscrit le: 29 Sep 2007
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Posté le:
27 Juin 2008 à 14:50 Sujet du message: |
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| chrislynch a écrit: |
Je ne pense pas que nous allons nous sortir du problème Mais merci en tout cas de ne pas rompre |
Ben non, c'est chouette
A priori ça peut permettre de formuler des trucs ou de ré-interrroger, mais j'avoue que je manque bel et bien de clarté sur mes propres ressentis et points de vue. Il faut vraiment que je revois les films de Shyamalan.
| chrislynch a écrit: |
| Citation: |
| Chez Lynch, tout est sauvé. |
Qu'est-ce que tu fais du petit ver de terre dans le bec du rouge-gorge de "Blue velvet" ? |
Mais je dis "tout", je ne dis pas "tout le monde".
| chrislynch a écrit: |
| Pour revenir chez Shyamlan (là j'ai encore un doute sur ce que tu dis) |
Tu m'étonnes, c'est tellement limpide
| chrislynch a écrit: |
| la naissance est une vraie volonté de vie chez le cinéaste. Pas quelque chose pour faire plaisir, pas quelque chose de bêtement biologique. |
Mais dans ma vision ici et maintenant dans ma tête (gloups !), le biologique n'est pas bête, il n'est pas aveugle. Il est très important. Simplement, il n'est pas de l'ordre de la rédemption.
| chrislynch a écrit: |
Une vrai envie de continuer, qu'importe les obscurités présentes. |
Continuer oui, mais, je trouve : envers et contre tout, comme tu dis, mais sans qu'il y ait rédemption, il me semble, comme chez Lynch. [/quote]
| chrislynch a écrit: |
Ce qui compte par dessus tout chez les deux cinéastes pour moi, c'est de prendre tous les chemins obscurs pour déboucher immanquablement vers la lumière. C'est la vraie obscurité qui offre la vraie lumière. |
En soi, j'aime énormément ce genre de chemin, et cela résume parfaitement pour moi aussi le travail de Lynch.
Ah... c'est compliqué... Pour moi Shyamalan ne fait pas du tout la même chose...
Chez Lynch les personnages font effectivement vraiment un chemin et vivent eux-mêmes, et commettent même, l'horreur. Chez Shyamalan, il y a des individus qui sont donnés comme "bons", ou "innocents", ou ""fervents" (désolé ) dès le début. Ils ne sont pas "pris" dans l'horreur. Ils la voient, la découvrent, peuvent y trouver un "écho" en eux-mêmes, mais y échappent par les "qualités" qu'ils ont depuis le départ : pas par un processus de transformation et de dépassement, je trouve, mais davantage par un processus de résistance et de résilience (ça s'écrit comme ça ???).
| chrislynch a écrit: |
C'est par exemple là que le cinéma de ces deux cinéastes divergent totalement de celui de Von Triste ou de Cronenberg. |
Joker  |
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chrislynch
Administrateur

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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:00 Sujet du message: |
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Ok D&D, je suis heureux d'avoir continué de chercher avec toi car quand même, je vois quelques ferventes éclaircies
Surtout cette nouvelle notion qui revient en permanence chez toi, la rédemption. Je dois avouer que je dois ruminer ça car ça semble central dans ton discours. Ferveur et rédemption donc... Je ne vais pas te répondre maintenant sur ça car je vais me le ruminer. Mon intuition me dit que ça me plaît mais mon cerveau n'a pas encore mis le fil vert sur le bouton vert et le fil rouge où tu sais...
Avant de lire ce que je viens de lire, j'allais également te répondre ceci :
Petit comparaison entre Blue Velvet et Phénomènes (en ce qui me concerne)
Les deux récits explorent les mondes obscures. C'est Skywalker dans l'antre de Dark Vador. C'est 99% du film.
Et puis, fin du tunnel, lumière
Rouge-gorge dans "Blue Velvet" et Naissance dans "Phénomènes"
Mais si ça ce terminait comme ça, Lynch ne serait pas Lynch et Shyamalan pas Shyamalan. Donc on offre une chtite dose de complexité :
Un ver de terre dans le bec du rouge-gorge de "Blue Velvet"
Une autre partie du monde qui commence à déconner dans "Phénomènes.
Ce ne sont là que quelques nuages sous le soleil. On n'est pas dans "My fair lady". Ici, c'est "Un ciel serein AVEC embrun. |
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Dernière édition par chrislynch le 27 Juin 2008 à 15:05; édité 2 fois |
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Hartigan

Age: 18
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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:02 Sujet du message: |
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Putain j'essaie de lire votre débat, mais j'y comprend QUEDAL !  |
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D&D

Inscrit le: 29 Sep 2007
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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:07 Sujet du message: |
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| chrislynch a écrit: |
Ok D&D, je suis heureux d'avoir continué de chercher avec toi car quand même, je vois quelques ferventes éclaircies |
| chrislynch a écrit: |
Surtout cette nouvelle notion qui revient en permanence chez toi, la rédemption. Je dois avouer que je dois ruminer ça car ça semble central dans ton discours. Ferveur et rédemption donc... Je ne vais pas te répondre maintenant sur ça car je vais me le ruminer. Mon intuition me dit que ça me plaît mais mon cerveau n'a pas encore mis le fil vert sur le bouton vert et le fil rouge où tu sais... |
Oh oui, je connais donc, tu vas pas être tout seul à ruminer, crois-moi (mais dans un sens positif of course)
| chrislynch a écrit: |
Avant de lire ce que je viens de lire, j'allais également te répondre ceci :
Petit comparaison entre Blue Velvet et Phénomènes (en ce qui me concerne)
Les deux récits explorent les mondes obscures. C'est Skywalker dans l'antre de Dark Vador. C'esd 99% du film.
Et puis, fin du tunnel, lumière
Rouge-gorge dans "Blue Velvet" et Naissance dans "Phénomènes"
Mais si ça ce terminait comme ça, Lynch ne serait pas Lynch et Shyamalan pas Shyamalan. Donc on offre une chtite dose de complexité :
Un ver de terre dans le bec du rouge-gorge de "Blue Velvet"
Une autre partie du monde qui commence à déconné dans "Phénomènes.
Ce ne sont là que quelques nuages sous le soleil. On n'est pas dans "My fair lady". Ici, c'est "Un ciel serein AVEC embrun. |
Voilà, par exemple, je vais ruminer là-dessus  |
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chrislynch
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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:07 Sujet du message: |
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| Hartigan a écrit: |
Putain j'essaie de lire votre débat, mais j'y comprend QUEDAL !  |
Même la partie Dark Vador et Skywalker ? |
_________________ http://chrislynch3.canalblog.com/ |
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Hartigan

Age: 18
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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:08 Sujet du message: |
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| chrislynch a écrit: |
| Hartigan a écrit: |
Putain j'essaie de lire votre débat, mais j'y comprend QUEDAL !  |
Même la partie Dark Vador et Skywalker ? |
Non encore beaucoup trop complexe pour moi  |
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D&D

Inscrit le: 29 Sep 2007
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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:08 Sujet du message: |
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| Hartigan a écrit: |
Putain j'essaie de lire votre débat, mais j'y comprend QUEDAL !  |
Harti, ne force pas ton talent, il est déjà assez vaste
... nan, mais je déconne, hein, d'ailleurs je ne vais pas tarder à voir Delta Force...  |
_________________ sweeeeet... |
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D&D

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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:09 Sujet du message: |
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| chrislynch a écrit: |
| Hartigan a écrit: |
Putain j'essaie de lire votre débat, mais j'y comprend QUEDAL !  |
Même la partie Dark Vador et Skywalker ? |
![[img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im](http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif) |
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Hartigan

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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:10 Sujet du message: |
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| D&D a écrit: |
| Hartigan a écrit: |
Putain j'essaie de lire votre débat, mais j'y comprend QUEDAL !  |
Harti, ne force pas ton talent, il est déjà assez vaste
... nan, mais je déconne, hein, d'ailleurs je ne vais pas tarder à voir Delta Force...  |
Ne te force surtout pas D&D !! ![[img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im](http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif) |
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D&D

Inscrit le: 29 Sep 2007
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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:10 Sujet du message: |
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| Hartigan a écrit: |
| chrislynch a écrit: |
| Hartigan a écrit: |
Putain j'essaie de lire votre débat, mais j'y comprend QUEDAL !  |
Même la partie Dark Vador et Skywalker ? |
Non encore beaucoup trop complexe pour moi  |
![[IMG]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0017.gif[/IMG]](http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0017.gif) |
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cinefan

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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:11 Sujet du message: |
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| Citation: |
| Même la partie Dark Vador et Skywalker ? |
C'est la seule partie que j'ai comprise !!! |
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Hartigan

Age: 18
Inscrit le: 02 Jan 2007
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Localisation: Strasbourg
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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:12 Sujet du message: |
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Après j'ai pas vu Phénoménes... Mais j'y comprendrai quand mm rien je pense
En tout cas c'est quand même instructif (hum) de vous lire
Ca me fait le même effet que la fois ou j'ai essayé Deleuze... |
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D&D

Inscrit le: 29 Sep 2007
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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:13 Sujet du message: |
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| Hartigan a écrit: |
| D&D a écrit: |
| Hartigan a écrit: |
Putain j'essaie de lire votre débat, mais j'y comprend QUEDAL !  |
Harti, ne force pas ton talent, il est déjà assez vaste
... nan, mais je déconne, hein, d'ailleurs je ne vais pas tarder à voir Delta Force...  |
Ne te force surtout pas D&D !! ![[img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im](http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif) |
![[img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im](http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif) |
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D&D

Inscrit le: 29 Sep 2007
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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:14 Sujet du message: |
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| cinefan a écrit: |
| Citation: |
| Même la partie Dark Vador et Skywalker ? |
C'est la seule partie que j'ai comprise !!! |
![[IMG]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0017.gif[/IMG]](http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0017.gif) |
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Hartigan

Age: 18
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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:14 Sujet du message: |
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Non mais je comprend ; j'connais une personne qui adore Tarkovski et Bergman, et qui peine à voir Rambo jusqu'au bout... Ca doit pas être facile pour ces gens là...  |
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D&D

Inscrit le: 29 Sep 2007
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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:17 Sujet du message: |
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| Hartigan a écrit: |
Après j'ai pas vu Phénoménes... Mais j'y comprendrai quand mm rien je pense
En tout cas c'est quand même instructif (hum) de vous lire
Ca me fait le même effet que la fois ou j'ai essayé Deleuze... |
Et attends, pour l'instant on parle essentiellement du point de vue de ces cinéastes, tu vas voir quand on va causer précisément mise en scène et tutti quanti  |
_________________ sweeeeet... |
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D&D

Inscrit le: 29 Sep 2007
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Posté le:
27 Juin 2008 à 15:20 Sujet du message: |
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| Hartigan a écrit: |
Non mais je comprend ; j'connais une personne qui adore Tarkovski et Bergman, et qui peine à voir Rambo jusqu'au bout... Ca doit pas être facile pour ces gens là...  |
Ou le contraire ?
... mais je suppose que mademoiselle Rose serait d'accord avec toi...
Cela dit, je précise quand même que je n'ai pas les blocages en question sur les films genre Rambo.  |
_________________ sweeeeet... |
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