Le goût des autres (Forum cinéma/septième art)
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acte



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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 10:49    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

D&D a écrit:
acte a écrit:
Hartigan a écrit:
Moi j'ai entendu parler ! Mais rien vu (hélas ?), je sais pas si c'est mon style... Et, ce n'est pas le maître de ce forum qui dira le contraire : j'ai pas envie de pourrir les votes si ça me plait pas ! Mr. Green

Mike, tu peux juste parler un peu du style du cinéaste vite-fait ? Les images que j'avais vues étaient un peu spaces je crois...


Comment dire.... Et bien c'est à la croisée du fantastique et du drame intimiste. En fait, c'est un cinéaste original qui offre une nouvelle lecture au cinéma de genre. Par les symboles ou l'épure, il fait des films qui ne ressemblent pas à d'autres films du même genre.

Exemple, dans "Kaïro" il parle d'une société habitée par des fantômes. (Ok rien d'original). Sauf que ces fantômes, en réalité, n'en sont pas vraiment (tu me suis ?) C'est à dire que cette même société agit en fait comme une forme d'aliénation pour l'homme, au travers du phénomène d'otaku (les fans de jeux videos en ligne) et le réduit à une forme disparate et dénuée de réflexion. En cela, il transfome l'homme en fantôme et fait agir perpetuellement le film dans ce sens là.

C'est le cas de "Kaïro" mais aussi de la plupart de ses films. Il y'a toujours un double sens qui fait qu'on est jamais totalement dans le film de genre, mais toujours un peu dans le film d'auteur, mûre, et réfléchi.

Voilà voilà


Très belle présentation, je trouve http://www.echecsetmaths.com/atelier/gifs/smiley/worthy.gif

Et, tout à coup, dans ce que tu mets en avant, il me semble que l'on peut voir une passerelle avec Shyamalan... Enfin, c'est une chose à laquelle je n'avais pas encore pensé et ça va m'intéresser de me pencher là-dessus. Merci http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif


Très juste D&D. Shyamalan, même combat. Mais Shyamalan joue davatage la carte du grand public je pense, là ou K.Kurosawa est quand même réservé à une certaine élite. Je parle d'élite dans le sens ou il n'intéresse que les cinéphiles les plus avertis.

Shyamalan en revanche, tu le dis, reste quand même proche de lui dans la façon d'entraîner le spectateur dans un univers en permanence à double lecture.

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chrislynch
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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 11:19    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

acte a écrit:
D&D a écrit:
acte a écrit:
Hartigan a écrit:
Moi j'ai entendu parler ! Mais rien vu (hélas ?), je sais pas si c'est mon style... Et, ce n'est pas le maître de ce forum qui dira le contraire : j'ai pas envie de pourrir les votes si ça me plait pas ! Mr. Green

Mike, tu peux juste parler un peu du style du cinéaste vite-fait ? Les images que j'avais vues étaient un peu spaces je crois...


Comment dire.... Et bien c'est à la croisée du fantastique et du drame intimiste. En fait, c'est un cinéaste original qui offre une nouvelle lecture au cinéma de genre. Par les symboles ou l'épure, il fait des films qui ne ressemblent pas à d'autres films du même genre.

Exemple, dans "Kaïro" il parle d'une société habitée par des fantômes. (Ok rien d'original). Sauf que ces fantômes, en réalité, n'en sont pas vraiment (tu me suis ?) C'est à dire que cette même société agit en fait comme une forme d'aliénation pour l'homme, au travers du phénomène d'otaku (les fans de jeux videos en ligne) et le réduit à une forme disparate et dénuée de réflexion. En cela, il transfome l'homme en fantôme et fait agir perpetuellement le film dans ce sens là.

C'est le cas de "Kaïro" mais aussi de la plupart de ses films. Il y'a toujours un double sens qui fait qu'on est jamais totalement dans le film de genre, mais toujours un peu dans le film d'auteur, mûre, et réfléchi.

Voilà voilà


Très belle présentation, je trouve http://www.echecsetmaths.com/atelier/gifs/smiley/worthy.gif

Et, tout à coup, dans ce que tu mets en avant, il me semble que l'on peut voir une passerelle avec Shyamalan... Enfin, c'est une chose à laquelle je n'avais pas encore pensé et ça va m'intéresser de me pencher là-dessus. Merci http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif


Très juste D&D. Shyamalan, même combat. Mais Shyamalan joue davatage la carte du grand public je pense, là ou K.Kurosawa est quand même réservé à une certaine élite. Je parle d'élite dans le sens ou il n'intéresse que les cinéphiles les plus avertis.

Shyamalan en revanche, tu le dis, reste quand même proche de lui dans la façon d'entraîner le spectateur dans un univers en permanence à double lecture.


Pourquoi double ? Mupltiple je dirais plutôt. Le double, faut le laisser à Lynch Mr. Green

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acte



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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 11:20    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

chrislynch a écrit:
acte a écrit:
D&D a écrit:
acte a écrit:
Hartigan a écrit:
Moi j'ai entendu parler ! Mais rien vu (hélas ?), je sais pas si c'est mon style... Et, ce n'est pas le maître de ce forum qui dira le contraire : j'ai pas envie de pourrir les votes si ça me plait pas ! Mr. Green

Mike, tu peux juste parler un peu du style du cinéaste vite-fait ? Les images que j'avais vues étaient un peu spaces je crois...


Comment dire.... Et bien c'est à la croisée du fantastique et du drame intimiste. En fait, c'est un cinéaste original qui offre une nouvelle lecture au cinéma de genre. Par les symboles ou l'épure, il fait des films qui ne ressemblent pas à d'autres films du même genre.

Exemple, dans "Kaïro" il parle d'une société habitée par des fantômes. (Ok rien d'original). Sauf que ces fantômes, en réalité, n'en sont pas vraiment (tu me suis ?) C'est à dire que cette même société agit en fait comme une forme d'aliénation pour l'homme, au travers du phénomène d'otaku (les fans de jeux videos en ligne) et le réduit à une forme disparate et dénuée de réflexion. En cela, il transfome l'homme en fantôme et fait agir perpetuellement le film dans ce sens là.

C'est le cas de "Kaïro" mais aussi de la plupart de ses films. Il y'a toujours un double sens qui fait qu'on est jamais totalement dans le film de genre, mais toujours un peu dans le film d'auteur, mûre, et réfléchi.

Voilà voilà


Très belle présentation, je trouve http://www.echecsetmaths.com/atelier/gifs/smiley/worthy.gif

Et, tout à coup, dans ce que tu mets en avant, il me semble que l'on peut voir une passerelle avec Shyamalan... Enfin, c'est une chose à laquelle je n'avais pas encore pensé et ça va m'intéresser de me pencher là-dessus. Merci http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif


Très juste D&D. Shyamalan, même combat. Mais Shyamalan joue davatage la carte du grand public je pense, là ou K.Kurosawa est quand même réservé à une certaine élite. Je parle d'élite dans le sens ou il n'intéresse que les cinéphiles les plus avertis.

Shyamalan en revanche, tu le dis, reste quand même proche de lui dans la façon d'entraîner le spectateur dans un univers en permanence à double lecture.


Pourquoi double ? Mupltiple je dirais plutôt. Le double, faut le laisser à Lynch Mr. Green


Mais tout à fait, multiple est encore plus juste. Mr. Green

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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 11:22    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Kiyoshi Kurosawa ajouté à la liste http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif (Pas à la fin)

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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 11:24    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

acte a écrit:
D&D a écrit:
acte a écrit:

Comment dire.... Et bien c'est à la croisée du fantastique et du drame intimiste. En fait, c'est un cinéaste original qui offre une nouvelle lecture au cinéma de genre. Par les symboles ou l'épure, il fait des films qui ne ressemblent pas à d'autres films du même genre.

Exemple, dans "Kaïro" il parle d'une société habitée par des fantômes. (Ok rien d'original). Sauf que ces fantômes, en réalité, n'en sont pas vraiment (tu me suis ?) C'est à dire que cette même société agit en fait comme une forme d'aliénation pour l'homme, au travers du phénomène d'otaku (les fans de jeux videos en ligne) et le réduit à une forme disparate et dénuée de réflexion. En cela, il transfome l'homme en fantôme et fait agir perpetuellement le film dans ce sens là.

C'est le cas de "Kaïro" mais aussi de la plupart de ses films. Il y'a toujours un double sens qui fait qu'on est jamais totalement dans le film de genre, mais toujours un peu dans le film d'auteur, mûre, et réfléchi.

Voilà voilà


Très belle présentation, je trouve http://www.echecsetmaths.com/atelier/gifs/smiley/worthy.gif

Et, tout à coup, dans ce que tu mets en avant, il me semble que l'on peut voir une passerelle avec Shyamalan... Enfin, c'est une chose à laquelle je n'avais pas encore pensé et ça va m'intéresser de me pencher là-dessus. Merci http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif


Très juste D&D. Shyamalan, même combat. Mais Shyamalan joue davatage la carte du grand public je pense, là ou K.Kurosawa est quand même réservé à une certaine élite. Je parle d'élite dans le sens ou il n'intéresse que les cinéphiles les plus avertis.

Shyamalan en revanche, tu le dis, reste quand même proche de lui dans la façon d'entraîner le spectateur dans un univers en permanence à double lecture.


Je suis tenté d'être plus nuancé que toi sur cette distinction dans le rapport au grand public. Disons que je suis d'accord quant à leur entrée. Mais cela devient plus complexe pour Shyamalan avec le temps.
Shyamalan a fait sa grande entrée avec le Sixième sens et en cela il a clairement choisi de se positionner dans le système et non à sa marge (pour faire très court). Evidemment, sa position est subversive, ce que Sixième sens avait particulièrement pris soin de gommer. Mais ce qui m'interroge aujourd'hui, c'est que ces deux derniers films sont parfaitement incompatibles avec un vrai succès grand public. Et ce glissement est perceptible à mon avis au moins depuis Signes (très légèrement d'abord, puis de plus en plus pour arriver à Phénomènes).Perso, je trouve ça assez passionnant. Evidemment, il n'a pas encore perdu tout le monde, et je pense que sa haute opinion des spectateurs le guide encore largement, mais quand même : il a lâché des règles essentielles, et qu'il sait incontournables pour "cartonner", c'est troublant.

Mais en effet, c'est la double lecture qui me semble le vrai lien. Des cinéastes (re)visitant les genres pour y faire oeuvre, il y en a (eu) plein... Mais pour faire court encore, nous sommes le plus souvent face à des démarches cinémtographiques qui interrogent avant tout les images elle-mêmes, l'histoire du cinéma ou tout autre approche de type "post-" : ainsi, et de manière fort dissemblable, De Palma ou les Coen...
La double lecture à l'oeuvre chez Kurosawa et Shyamalan, et bien que leurs propres cinéphilies ne fassent aucun doute, me semble puiser les racines dans un présent presque pur, dans une contemporanéïté extrême, avec une croyance dans le cinéma presque originelle...
Hum... Je doute encore d'être très clair : ça ne me va pas d'essayer d'aller vite Embarassé
Après, bien sûr, on peut marcher ou non, trouver ça réussi ou pas, mais il y a un acte assez singulier, assez rare, et notamment une fraîcheur (qui prend le risque dans nos modes ironiques de passer pour de la mièvrerie) d'autant plus étonnante qu'ils font peut-être partie des films les plus profondément noirs aujourd'hui, mais sans complaisance aucune avec la tentation du désespoir.
Je dis peut-être n'importe quoi.
En tout cas, tu m'as bien motivé, là, pour me tenir à ce que j'avais prévu d'approfondir sur Kurosawa http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/0009.gif

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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 11:24    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

chrislynch a écrit:
Pourquoi double ? Mupltiple je dirais plutôt. Le double, faut le laisser à Lynch Mr. Green


[img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im [img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im [img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im

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Hartigan



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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 11:27    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

acte a écrit:
Hartigan a écrit:
Moi j'ai entendu parler ! Mais rien vu (hélas ?), je sais pas si c'est mon style... Et, ce n'est pas le maître de ce forum qui dira le contraire : j'ai pas envie de pourrir les votes si ça me plait pas ! Mr. Green

Mike, tu peux juste parler un peu du style du cinéaste vite-fait ? Les images que j'avais vues étaient un peu spaces je crois...


Comment dire.... Et bien c'est à la croisée du fantastique et du drame intimiste. En fait, c'est un cinéaste original qui offre une nouvelle lecture au cinéma de genre. Par les symboles ou l'épure, il fait des films qui ne ressemblent pas à d'autres films du même genre.

Exemple, dans "Kaïro" il parle d'une société habitée par des fantômes. (Ok rien d'original). Sauf que ces fantômes, en réalité, n'en sont pas vraiment (tu me suis ?) C'est à dire que cette même société agit en fait comme une forme d'aliénation pour l'homme, au travers du phénomène d'otaku (les fans de jeux videos en ligne) et le réduit à une forme disparate et dénuée de réflexion. En cela, il transfome l'homme en fantôme et fait agir perpetuellement le film dans ce sens là.

C'est le cas de "Kaïro" mais aussi de la plupart de ses films. Il y'a toujours un double sens qui fait qu'on est jamais totalement dans le film de genre, mais toujours un peu dans le film d'auteur, mûre, et réfléchi.

Voilà voilà


Merci Mike http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif

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chrislynch
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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 11:28    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

D&D a écrit:
acte a écrit:
D&D a écrit:
acte a écrit:

Comment dire.... Et bien c'est à la croisée du fantastique et du drame intimiste. En fait, c'est un cinéaste original qui offre une nouvelle lecture au cinéma de genre. Par les symboles ou l'épure, il fait des films qui ne ressemblent pas à d'autres films du même genre.

Exemple, dans "Kaïro" il parle d'une société habitée par des fantômes. (Ok rien d'original). Sauf que ces fantômes, en réalité, n'en sont pas vraiment (tu me suis ?) C'est à dire que cette même société agit en fait comme une forme d'aliénation pour l'homme, au travers du phénomène d'otaku (les fans de jeux videos en ligne) et le réduit à une forme disparate et dénuée de réflexion. En cela, il transfome l'homme en fantôme et fait agir perpetuellement le film dans ce sens là.

C'est le cas de "Kaïro" mais aussi de la plupart de ses films. Il y'a toujours un double sens qui fait qu'on est jamais totalement dans le film de genre, mais toujours un peu dans le film d'auteur, mûre, et réfléchi.

Voilà voilà


Très belle présentation, je trouve http://www.echecsetmaths.com/atelier/gifs/smiley/worthy.gif

Et, tout à coup, dans ce que tu mets en avant, il me semble que l'on peut voir une passerelle avec Shyamalan... Enfin, c'est une chose à laquelle je n'avais pas encore pensé et ça va m'intéresser de me pencher là-dessus. Merci http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif


Très juste D&D. Shyamalan, même combat. Mais Shyamalan joue davatage la carte du grand public je pense, là ou K.Kurosawa est quand même réservé à une certaine élite. Je parle d'élite dans le sens ou il n'intéresse que les cinéphiles les plus avertis.

Shyamalan en revanche, tu le dis, reste quand même proche de lui dans la façon d'entraîner le spectateur dans un univers en permanence à double lecture.


Je suis tenté d'être plus nuancé que toi sur cette distinction dans le rapport au grand public. Disons que je suis d'accord quant à leur entrée. Mais cela devient plus complexe pour Shyamalan avec le temps.
Shyamalan a fait sa grande entrée avec le Sixième sens et en cela il a clairement choisi de se positionner dans le système et non à sa marge (pour faire très court). Evidemment, sa position est subversive, ce que Sixième sens avait particulièrement pris soin de gommer. Mais ce qui m'interroge aujourd'hui, c'est que ces deux derniers films sont parfaitement incompatibles avec un vrai succès grand public. Et ce glissement est perceptible à mon avis au moins depuis Signes (très légèrement d'abord, puis de plus en plus pour arriver à Phénomènes).Perso, je trouve ça assez passionnant. Evidemment, il n'a pas encore perdu tout le monde, et je pense que sa haute opinion des spectateurs le guide encore largement, mais quand même : il a lâché des règles essentielles, et qu'il sait incontournables pour "cartonner", c'est troublant.

Mais en effet, c'est la double lecture qui me semble le vrai lien. Des cinéastes (re)visitant les genres pour y faire oeuvre, il y en a (eu) plein... Mais pour faire court encore, nous sommes le plus souvent face à des démarches cinémtographiques qui interrogent avant tout les images elle-mêmes, l'histoire du cinéma ou tout autre approche de type "post-" : ainsi, et de manière fort dissemblable, De Palma ou les Coen...
La double lecture à l'oeuvre chez Kurosawa et Shyamalan, et bien que leurs propres cinéphilies ne fassent aucun doute, me semble puiser les racines dans un présent presque pur, dans une contemporanéïté extrême, avec une croyance dans le cinéma presque originelle...
Hum... Je doute encore d'être très clair : ça ne me va pas d'essayer d'aller vite Embarassé
Après, bien sûr, on peut marcher ou non, trouver ça réussi ou pas, mais il y a un acte assez singulier, assez rare, et notamment une fraîcheur (qui prend le risque dans nos modes ironiques de passer pour de la mièvrerie) d'autant plus étonnante qu'ils font peut-être partie des films les plus profondément noirs aujourd'hui, mais sans complaisance aucune avec la tentation du désespoir.
Je dis peut-être n'importe quoi.
En tout cas, tu m'as bien motivé, là, pour me tenir à ce que j'avais prévu d'approfondir sur Kurosawa http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/0009.gif


Moi je te suis parfaitement là-dessus http://i29.tinypic.com/bfrgoo.jpg Par contre, je ne saisis pas si tu as vu oui non le dernier Shyamalan.

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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 11:37    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Citation:
Moi je te suis parfaitement là-dessus Par contre, je ne saisis pas si tu as vu oui non le dernier Shyamalan.


Lecture trop rapide, donc

sauf pour le double et le profondément noir. Le dernier Shyamalan n'est pas profondément noir (La vie continue, il y a une naissance). Nous ne sommes que dans l'alarme, pas la noirceur d'un Lard Von Triste par exemple.

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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 11:38    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

chrislynch a écrit:

Moi je te suis parfaitement là-dessus http://i29.tinypic.com/bfrgoo.jpg Par contre, je ne saisis pas si tu as vu oui non le dernier Shyamalan.


http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif [IMG]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/yahoo-supercontent.

Je l'ai vu. Mais je ne souhaite pas en parler avant de l'avoir revu, enfin pas directement. Et j'évite de lire à son sujet avant de l'avoir revu également. Très forte expérience* pour moi, plaisir énorme. Quand je l'aurais revu, je saurais mieux démêler ce qui ne relève que de ma petite histoire, et ce que je pourrais avoir vraiment envie de défendre.

* Je ne sais pas encore mettre un mot précis sur le type de "peur" que ce film fait vivre en moi : disons pour l'instant que j'étais dans une "terreur" totale. Mais ce qui est cocasse, d'un point de vue perso, c'est que je sens que c'est assez précisément ce qu'un de mes meilleurs amis a éprouvé devant Kaïro...

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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 11:48    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

chrislynch a écrit:
Citation:
Moi je te suis parfaitement là-dessus Par contre, je ne saisis pas si tu as vu oui non le dernier Shyamalan.


Lecture trop rapide, donc

sauf pour le double et le profondément noir. Le dernier Shyamalan n'est pas profondément noir (La vie continue, il y a une naissance). Nous ne sommes que dans l'alarme, pas la noirceur d'un Lard Von Triste par exemple.


Ce que tu soulèves, c'est ce que j'appelle la ferveur. Ce film est pour moi profondément noir ET fervent. J'essaierai d'y revenir...

Lars Von Trier... C'est pareil pour moi... Sauf que c'est l'inverse [img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im (et surtout dans des identités très différentes, bien sûr)

Mais je ne vais pas me lancer dans Von Trier avec toi maintenant. Tu m'en veux déjà assez pour Barton Fink http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif

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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 11:49    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

D&D a écrit:
acte a écrit:
D&D a écrit:
acte a écrit:

Comment dire.... Et bien c'est à la croisée du fantastique et du drame intimiste. En fait, c'est un cinéaste original qui offre une nouvelle lecture au cinéma de genre. Par les symboles ou l'épure, il fait des films qui ne ressemblent pas à d'autres films du même genre.

Exemple, dans "Kaïro" il parle d'une société habitée par des fantômes. (Ok rien d'original). Sauf que ces fantômes, en réalité, n'en sont pas vraiment (tu me suis ?) C'est à dire que cette même société agit en fait comme une forme d'aliénation pour l'homme, au travers du phénomène d'otaku (les fans de jeux videos en ligne) et le réduit à une forme disparate et dénuée de réflexion. En cela, il transfome l'homme en fantôme et fait agir perpetuellement le film dans ce sens là.

C'est le cas de "Kaïro" mais aussi de la plupart de ses films. Il y'a toujours un double sens qui fait qu'on est jamais totalement dans le film de genre, mais toujours un peu dans le film d'auteur, mûre, et réfléchi.

Voilà voilà


Très belle présentation, je trouve http://www.echecsetmaths.com/atelier/gifs/smiley/worthy.gif

Et, tout à coup, dans ce que tu mets en avant, il me semble que l'on peut voir une passerelle avec Shyamalan... Enfin, c'est une chose à laquelle je n'avais pas encore pensé et ça va m'intéresser de me pencher là-dessus. Merci http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif


Très juste D&D. Shyamalan, même combat. Mais Shyamalan joue davatage la carte du grand public je pense, là ou K.Kurosawa est quand même réservé à une certaine élite. Je parle d'élite dans le sens ou il n'intéresse que les cinéphiles les plus avertis.

Shyamalan en revanche, tu le dis, reste quand même proche de lui dans la façon d'entraîner le spectateur dans un univers en permanence à double lecture.


Je suis tenté d'être plus nuancé que toi sur cette distinction dans le rapport au grand public. Disons que je suis d'accord quant à leur entrée. Mais cela devient plus complexe pour Shyamalan avec le temps.
Shyamalan a fait sa grande entrée avec le Sixième sens et en cela il a clairement choisi de se positionner dans le système et non à sa marge (pour faire très court). Evidemment, sa position est subversive, ce que Sixième sens avait particulièrement pris soin de gommer. Mais ce qui m'interroge aujourd'hui, c'est que ces deux derniers films sont parfaitement incompatibles avec un vrai succès grand public. Et ce glissement est perceptible à mon avis au moins depuis Signes (très légèrement d'abord, puis de plus en plus pour arriver à Phénomènes).Perso, je trouve ça assez passionnant. Evidemment, il n'a pas encore perdu tout le monde, et je pense que sa haute opinion des spectateurs le guide encore largement, mais quand même : il a lâché des règles essentielles, et qu'il sait incontournables pour "cartonner", c'est troublant.

Mais en effet, c'est la double lecture qui me semble le vrai lien. Des cinéastes (re)visitant les genres pour y faire oeuvre, il y en a (eu) plein... Mais pour faire court encore, nous sommes le plus souvent face à des démarches cinémtographiques qui interrogent avant tout les images elle-mêmes, l'histoire du cinéma ou tout autre approche de type "post-" : ainsi, et de manière fort dissemblable, De Palma ou les Coen...
La double lecture à l'oeuvre chez Kurosawa et Shyamalan, et bien que leurs propres cinéphilies ne fassent aucun doute, me semble puiser les racines dans un présent presque pur, dans une contemporanéïté extrême, avec une croyance dans le cinéma presque originelle...
Hum... Je doute encore d'être très clair : ça ne me va pas d'essayer d'aller vite Embarassé
Après, bien sûr, on peut marcher ou non, trouver ça réussi ou pas, mais il y a un acte assez singulier, assez rare, et notamment une fraîcheur (qui prend le risque dans nos modes ironiques de passer pour de la mièvrerie) d'autant plus étonnante qu'ils font peut-être partie des films les plus profondément noirs aujourd'hui, mais sans complaisance aucune avec la tentation du désespoir.
Je dis peut-être n'importe quoi.
En tout cas, tu m'as bien motivé, là, pour me tenir à ce que j'avais prévu d'approfondir sur Kurosawa http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/0009.gif


Je crois que tu as raison. Tout est très clair dans ton texte mon petit D&D ne t'en fais pas, j'ai saisi.

Je trouve que l'orientation de Shyamalan, personellement a pris forme dès "The Village". Le risque de perdre le spectateur était maximal. Rarement auparavant il n'avait atteint un tel degré de prise de risque.

Sur "La Jeune Fille de l'Eau" là, c'était encore pire. Mais il savait une bonnep artie de son public perdu, et d'après les échos que j'ai eu sur Phénomènes, ça n'ira pas en s'arrangeant. Et j'avoue que j'aime assez cette situation de cinéaste quasi déchû.

Pour moi, il n'en ressortira que plus grand et plus fort. Et je n'ai pas encore vu son "Phénomènes" vivement vendredi.

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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 11:51    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

D&D a écrit:
chrislynch a écrit:
Citation:
Moi je te suis parfaitement là-dessus Par contre, je ne saisis pas si tu as vu oui non le dernier Shyamalan.


Lecture trop rapide, donc

sauf pour le double et le profondément noir. Le dernier Shyamalan n'est pas profondément noir (La vie continue, il y a une naissance). Nous ne sommes que dans l'alarme, pas la noirceur d'un Lard Von Triste par exemple.


Ce que tu soulèves, c'est ce que j'appelle la ferveur. Ce film est pour moi profondément noir ET fervent. J'essaierai d'y revenir...

Lars Von Trier... C'est pareil pour moi... Sauf que c'est l'inverse [img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im (et surtout dans des identités très différentes, bien sûr)

Mais je ne vais pas me lancer dans Von Trier avec toi maintenant. Tu m'en veux déjà assez pour Barton Fink http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif


Attention, pas touche à Von Trier, pas plus qu'à Van Sant et qu'à Jia Zhang-Ke. Je crois que des amis de Chris http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0017.gif Mr. Green

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D&D




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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 12:00    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

acte a écrit:
D&D a écrit:
acte a écrit:
D&D a écrit:
acte a écrit:

Comment dire.... Et bien c'est à la croisée du fantastique et du drame intimiste. En fait, c'est un cinéaste original qui offre une nouvelle lecture au cinéma de genre. Par les symboles ou l'épure, il fait des films qui ne ressemblent pas à d'autres films du même genre.

Exemple, dans "Kaïro" il parle d'une société habitée par des fantômes. (Ok rien d'original). Sauf que ces fantômes, en réalité, n'en sont pas vraiment (tu me suis ?) C'est à dire que cette même société agit en fait comme une forme d'aliénation pour l'homme, au travers du phénomène d'otaku (les fans de jeux videos en ligne) et le réduit à une forme disparate et dénuée de réflexion. En cela, il transfome l'homme en fantôme et fait agir perpetuellement le film dans ce sens là.

C'est le cas de "Kaïro" mais aussi de la plupart de ses films. Il y'a toujours un double sens qui fait qu'on est jamais totalement dans le film de genre, mais toujours un peu dans le film d'auteur, mûre, et réfléchi.

Voilà voilà


Très belle présentation, je trouve http://www.echecsetmaths.com/atelier/gifs/smiley/worthy.gif

Et, tout à coup, dans ce que tu mets en avant, il me semble que l'on peut voir une passerelle avec Shyamalan... Enfin, c'est une chose à laquelle je n'avais pas encore pensé et ça va m'intéresser de me pencher là-dessus. Merci http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif


Très juste D&D. Shyamalan, même combat. Mais Shyamalan joue davatage la carte du grand public je pense, là ou K.Kurosawa est quand même réservé à une certaine élite. Je parle d'élite dans le sens ou il n'intéresse que les cinéphiles les plus avertis.

Shyamalan en revanche, tu le dis, reste quand même proche de lui dans la façon d'entraîner le spectateur dans un univers en permanence à double lecture.


Je suis tenté d'être plus nuancé que toi sur cette distinction dans le rapport au grand public. Disons que je suis d'accord quant à leur entrée. Mais cela devient plus complexe pour Shyamalan avec le temps.
Shyamalan a fait sa grande entrée avec le Sixième sens et en cela il a clairement choisi de se positionner dans le système et non à sa marge (pour faire très court). Evidemment, sa position est subversive, ce que Sixième sens avait particulièrement pris soin de gommer. Mais ce qui m'interroge aujourd'hui, c'est que ces deux derniers films sont parfaitement incompatibles avec un vrai succès grand public. Et ce glissement est perceptible à mon avis au moins depuis Signes (très légèrement d'abord, puis de plus en plus pour arriver à Phénomènes).Perso, je trouve ça assez passionnant. Evidemment, il n'a pas encore perdu tout le monde, et je pense que sa haute opinion des spectateurs le guide encore largement, mais quand même : il a lâché des règles essentielles, et qu'il sait incontournables pour "cartonner", c'est troublant.

Mais en effet, c'est la double lecture qui me semble le vrai lien. Des cinéastes (re)visitant les genres pour y faire oeuvre, il y en a (eu) plein... Mais pour faire court encore, nous sommes le plus souvent face à des démarches cinémtographiques qui interrogent avant tout les images elle-mêmes, l'histoire du cinéma ou tout autre approche de type "post-" : ainsi, et de manière fort dissemblable, De Palma ou les Coen...
La double lecture à l'oeuvre chez Kurosawa et Shyamalan, et bien que leurs propres cinéphilies ne fassent aucun doute, me semble puiser les racines dans un présent presque pur, dans une contemporanéïté extrême, avec une croyance dans le cinéma presque originelle...
Hum... Je doute encore d'être très clair : ça ne me va pas d'essayer d'aller vite Embarassé
Après, bien sûr, on peut marcher ou non, trouver ça réussi ou pas, mais il y a un acte assez singulier, assez rare, et notamment une fraîcheur (qui prend le risque dans nos modes ironiques de passer pour de la mièvrerie) d'autant plus étonnante qu'ils font peut-être partie des films les plus profondément noirs aujourd'hui, mais sans complaisance aucune avec la tentation du désespoir.
Je dis peut-être n'importe quoi.
En tout cas, tu m'as bien motivé, là, pour me tenir à ce que j'avais prévu d'approfondir sur Kurosawa http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/0009.gif


Je crois que tu as raison. Tout est très clair dans ton texte mon petit D&D ne t'en fais pas, j'ai saisi.

Je trouve que l'orientation de Shyamalan, personellement a pris forme dès "The Village". Le risque de perdre le spectateur était maximal. Rarement auparavant il n'avait atteint un tel degré de prise de risque.

Sur "La Jeune Fille de l'Eau" là, c'était encore pire. Mais il savait une bonnep artie de son public perdu, et d'après les échos que j'ai eu sur Phénomènes, ça n'ira pas en s'arrangeant. Et j'avoue que j'aime assez cette situation de cinéaste quasi déchû.

Pour moi, il n'en ressortira que plus grand et plus fort. Et je n'ai pas encore vu son "Phénomènes" vivement vendredi.


Je trouve aussi, mais de mémoire, que c'est avec The Village que le tournant est net... Mais il me semble qu'il y avait des signes dans... Mr. Green

Je ne sais plus, j'essaierai de le revoir bientôt...

Et oui, "la jeune fille de l'eau", c'était fort en chocolat http://i28.tinypic.com/2enmfr6.gif Il faut aussi que je le revois d'ailleurs http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif

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D&D




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MessagePosté le: 25 Juin 2008 à 12:01    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

acte a écrit:

Attention, pas touche à Von Trier, pas plus qu'à Van Sant et qu'à Jia Zhang-Ke. Je crois que des amis de Chris http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0017.gif Mr. Green


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MessagePosté le: 26 Juin 2008 à 21:58    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Comme je vois qu'elle sort souvent chez Chris, je me demandais ce que valait

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MessagePosté le: 27 Juin 2008 à 7:57    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Bastien a écrit:
Comme je vois qu'elle sort souvent chez Chris, je me demandais ce que valait

CHANTAL AKERMAN

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Univers tellement particulier qu'il faut voir par soi-même si oui ou non ça fonctionne. En ce qui me concerne, film de gonzesse pour gonzesses intellos. (Mais je n'ai pas tout vu, loin de là).

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MessagePosté le: 27 Juin 2008 à 7:59    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

D&D a écrit:
chrislynch a écrit:
Citation:
Moi je te suis parfaitement là-dessus Par contre, je ne saisis pas si tu as vu oui non le dernier Shyamalan.


Lecture trop rapide, donc

sauf pour le double et le profondément noir. Le dernier Shyamalan n'est pas profondément noir (La vie continue, il y a une naissance). Nous ne sommes que dans l'alarme, pas la noirceur d'un Lard Von Triste par exemple.


Ce que tu soulèves, c'est ce que j'appelle la ferveur. Ce film est pour moi profondément noir ET fervent. J'essaierai d'y revenir...

Lars Von Trier... C'est pareil pour moi... Sauf que c'est l'inverse [img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im (et surtout dans des identités très différentes, bien sûr)

Mais je ne vais pas me lancer dans Von Trier avec toi maintenant. Tu m'en veux déjà assez pour Barton Fink http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif


"Fervent", trop vaste pour moi, surtout comme réponse à "profondément noir". Petite précision peut-être ?

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MessagePosté le: 27 Juin 2008 à 9:59    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

chrislynch a écrit:
Bastien a écrit:
Comme je vois qu'elle sort souvent chez Chris, je me demandais ce que valait

CHANTAL AKERMAN

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Univers tellement particulier qu'il faut voir par soi-même si oui ou non ça fonctionne. En ce qui me concerne, film de gonzesse pour gonzesses intellos. (Mais je n'ai pas tout vu, loin de là).


[img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im [img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im [img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im [img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im

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MessagePosté le: 27 Juin 2008 à 11:47    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

chrislynch a écrit:
D&D a écrit:
chrislynch a écrit:
Citation:
Moi je te suis parfaitement là-dessus Par contre, je ne saisis pas si tu as vu oui non le dernier Shyamalan.


Lecture trop rapide, donc

sauf pour le double et le profondément noir. Le dernier Shyamalan n'est pas profondément noir (La vie continue, il y a une naissance). Nous ne sommes que dans l'alarme, pas la noirceur d'un Lard Von Triste par exemple.


Ce que tu soulèves, c'est ce que j'appelle la ferveur. Ce film est pour moi profondément noir ET fervent. J'essaierai d'y revenir...

Lars Von Trier... C'est pareil pour moi... Sauf que c'est l'inverse [img]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/rire-20060614.gif[/im (et surtout dans des identités très différentes, bien sûr)

Mais je ne vais pas me lancer dans Von Trier avec toi maintenant. Tu m'en veux déjà assez pour Barton Fink http://www.aquadesign.be/im/smiley/wink.gif


"Fervent", trop vaste pour moi, surtout comme réponse à "profondément noir". Petite précision peut-être ?


Le "profondément noir" revient pour moi chez Shyamalan à la re(con)stitution - les détracteurs diraient donc la restitution con Mr. Green - d'une société ayant perdu des repères essentiels, en proie à la terreur et au désespoir. Il y a enregistrement, reconnaissance et expression directe de ça mais il est déterminé à rester du côté de la "ferveur" : c'est une ferveur assez modeste, il me semble, étonnament plus proche du biologique que d'une spiritualité. Le vivant est le vivant. La vie est la vie. On fait des enfants. On continue. On reste dans la chaîne du vivant. On ne se fout pas en l'air (au premier ou au second degré). Mais la posture est tragique. L'heureuse attente ne concerne que l'individu. Il y a fracture entre cette possibilité de l'amour, à l'échelle de l'individu, et l'impossibilité de l'amour, à l'échelle de l'humanité. Shyamalan me semble ne pas arrêter de tourner autour de cette fracture depuis Signs, et sur un mode tragique à chaque fois. Tragique, irréconciliable, mais pas désespéré.

Bon, je pourrais parler de ça plus clairement quand j'aurais revu le(s) film(s). Embarassé

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