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chrislynch
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Posté le:
17 Juil 2008 à 13:39 Sujet du message: |
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| acte a écrit: |
Ce jeu de cotations m'éclate, je crois qu'on va tous se surprendre les uns et les autres au fil du temps...  |
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Hartigan

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Posté le:
17 Juil 2008 à 13:40 Sujet du message: |
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| acte a écrit: |
| Hartigan a écrit: |
| acte a écrit: |
Ce jeu de cotations m'éclate, je crois qu'on va tous se surprendre les uns et les autres au fil du temps...  |
T'es sur ?  |
Ben toi ça va, je trouve que t'en a déjà fait pas mal  |
![[IMG]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0017.gif[/IMG]](http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0017.gif) |
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Hartigan

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Posté le:
17 Juil 2008 à 13:41 Sujet du message: |
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| Hartigan a écrit: |
| acte a écrit: |
| Hartigan a écrit: |
| acte a écrit: |
Ce jeu de cotations m'éclate, je crois qu'on va tous se surprendre les uns et les autres au fil du temps...  |
T'es sur ?  |
Ben toi ça va, je trouve que t'en a déjà fait pas mal  |
![[IMG]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0017.gif[/IMG]](http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/0017.gif) |
Et ce n'est que le début vu les cinéastes alléchants qui arrivent...  |
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Hartigan

Age: 18
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Posté le:
17 Juil 2008 à 13:45 Sujet du message: |
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chrislynch
Administrateur

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Posté le:
17 Juil 2008 à 13:47 Sujet du message: |
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| Hartigan a écrit: |
A propos Chris, t'avais ajouté Nicolas Bouktruc ?  |
| Citation: |
| - Nicolas Boukhrief + Alejandro Jodorowsky (Jeudi 1 octobre) |
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Hartigan

Age: 18
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Posté le:
17 Juil 2008 à 13:48 Sujet du message: |
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| chrislynch a écrit: |
| Hartigan a écrit: |
A propos Chris, t'avais ajouté Nicolas Bouktruc ?  |
| Citation: |
| - Nicolas Boukhrief + Alejandro Jodorowsky (Jeudi 1 octobre) |
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Ok (*tremble*) merci !  |
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akariza
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Posté le:
17 Juil 2008 à 14:12 Sujet du message: |
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• 1950 : Les Feux du music-hall (avec Alberto Lattuada)
• 1952 : Le Cheik blanc ou Courrier du cœur
• 1953 : L'Amour à la ville (sketch Une agence matrimoniale)
• 1953 : Les Vitelloni
• 1954 : La Strada
• 1955 : Il Bidone
• 1957 : Les Nuits de Cabiria
• 1960 : La Dolce vita
• 1962 : Boccace 70 (sketch Les Tentations du docteur Antonio)
• 1963 : Huit et demi
• 1965 : Juliette des esprits
• 1968 : Histoires extraordinaires, (sketch Il ne faut jamais parier sa tête avec le diable)
• 1969 : Satyricon
• 1970 : Les Clowns
• 1972 : Fellini Roma
• 1973 : Amarcord
• 1976 : Le Casanova de Fellini
• 1979 : Répétition d'orchestre
• 1980 : La Cité des femmes
• 1983 : Et vogue le navire...
• 1985 : Ginger et Fred
• 1987 : Intervista
• 1990 : La Voce della luna
Pour revenir sur la comparaison avec Kusturica, je n'avais pas relevé cette différence soulignée par Chris, mais perso, ça ne me pose pas de problème, car justement ce que j'aime chez Kustu, et donc chez Fellini, ce sont ces galeries de personnages tous plus invraissemblables et haut en couleur les uns que les autres, placés dans des situations cocasses et mirobolantes.
J'aurai aimé en voir davantage pour le vote (notamment Huit et demi), mais je n'ai pas trouvé grand chose à me mettre sous la dent, aussi je complèterai plus tard  |
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acte

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Posté le:
17 Juil 2008 à 18:40 Sujet du message: |
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Je voudrais si possible ajouter quelques cinéastes à notre liste déjà Ô combien longue et intéressante.
Béla Tarr, pour commencer, ainsi que l'incroyable, et talentueux maître du film Kafkaien: Attila Janisch.
Merci pour cette requête |
_________________ Le cinéma pour toujours, à en crever, pour l'eternité.
http://www.myspace.com/woodenkiosque |
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chrislynch
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Posté le:
17 Juil 2008 à 18:46 Sujet du message: |
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| acte a écrit: |
Je voudrais si possible ajouter quelques cinéastes à notre liste déjà Ô combien longue et intéressante.
Béla Tarr, pour commencer, ainsi que l'incroyable, et talentueux maître du film Kafkaien: Attila Janisch.
Merci pour cette requête |
Pas de problème cousin. Je n'ai rien strictement rien vu mais les votes sont tellement loin qu'on va tout faire pour appréhender ces univers inconnus.  |
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acte

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Posté le:
17 Juil 2008 à 18:53 Sujet du message: |
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| chrislynch a écrit: |
| acte a écrit: |
Je voudrais si possible ajouter quelques cinéastes à notre liste déjà Ô combien longue et intéressante.
Béla Tarr, pour commencer, ainsi que l'incroyable, et talentueux maître du film Kafkaien: Attila Janisch.
Merci pour cette requête |
Pas de problème cousin. Je n'ai rien strictement rien vu mais les votes sont tellement loin qu'on va tout faire pour appréhender ces univers inconnus.  |
Merci beaucoup Chris. Je te le revaudrais.  |
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Hartigan

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Posté le:
17 Juil 2008 à 18:54 Sujet du message: |
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| chrislynch a écrit: |
| acte a écrit: |
Je voudrais si possible ajouter quelques cinéastes à notre liste déjà Ô combien longue et intéressante.
Béla Tarr, pour commencer, ainsi que l'incroyable, et talentueux maître du film Kafkaien: Attila Janisch.
Merci pour cette requête |
Pas de problème cousin. Je n'ai rien strictement rien vu mais les votes sont tellement loin qu'on va tout faire pour appréhender ces univers inconnus.  |
Tu as tendance a trop vite utiliser le pronom "on" Chris je trouve  |
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chrislynch
Administrateur

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Posté le:
17 Juil 2008 à 19:00 Sujet du message: |
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| Hartigan a écrit: |
| chrislynch a écrit: |
| acte a écrit: |
Je voudrais si possible ajouter quelques cinéastes à notre liste déjà Ô combien longue et intéressante.
Béla Tarr, pour commencer, ainsi que l'incroyable, et talentueux maître du film Kafkaien: Attila Janisch.
Merci pour cette requête |
Pas de problème cousin. Je n'ai rien strictement rien vu mais les votes sont tellement loin qu'on va tout faire pour appréhender ces univers inconnus.  |
Tu as tendance a trop vite utiliser le pronom "on" Chris je trouve  |
Oui, c'est vrai ! On trouve aussi ! |
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chrislynch
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Posté le:
18 Juil 2008 à 8:25 Sujet du message: |
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| twaits a écrit: |
ce qui, entre autres, à mon avis fait d'Amarcord un chef d'oeuvre :
un humour, une ironie souvent absente, par ailleurs, de son oeuvre
une poésie touchante
des personnages qu'on effleure, certes, mais qui mis bout à bout, forment un groupe décrivant une époque, dans toute son absurdité parfois sa beauté |
Je comprends Twaits mais pour moi, trop docu/fiction  |
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Bastien

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Posté le:
18 Juil 2008 à 18:31 Sujet du message: |
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• 1950 : Les Feux du music-hall (avec Alberto Lattuada)
• 1952 : Le Cheik blanc ou Courrier du cœur
• 1953 : L'Amour à la ville (sketch Une agence matrimoniale)
• 1953 : Les Vitelloni on retrouve déjà beaucoup d'éléments qui apparaitront dans les films de Fellini plus tard, et le détachement du néo-réalisme est déjà bien établi
• 1954 : La Strada Film poétique, mélancolique, comico-dramatique, clairement détaché du néo-réalisme, et avec un couple d'acteurs magique
• 1955 : Il Bidone un peu déçu, c'est assez long et il n'y a rien de neuf sous le soleil... De plus, ce film pessimiste arrive après deux chefs-d'oeuvre optimistes, le coup fait mal...
• 1957 : Les Nuits de Cabiria en un mot : sublime mon préféré de la période pré-Dolce Vita
• 1960 : La Dolce vita plus je le regarde, et plus j'aime ! Je travaille sur une petite analyse approfondie, je la mettrai en ligne très prochainement
• 1962 : Boccace 70 (sketch Les Tentations du docteur Antonio)
• 1963 : Huit et demi Techniquement superbe (l'un des plus beaux noir et blanc que j'ai vu), tellement vrai (j'ai vécu des situations similaires sur le tournage d'un bête court métrage d'étudiant, faut pas demander !) et je suis un grand fan de Mastroianni donc
• 1965 : Juliette des esprits 8 1/2 version féminin... Images superbes mais un peu longuet
• 1968 : Histoires extraordinaires, (sketch Il ne faut jamais parier sa tête avec le diable)
• 1969 : Satyricon alors là, problème : je ne l'ai vu qu'une fois, donc je ne le coterai pas pour le moment. De prime abord, le film est fascinant, mais il subsiste néanmoins quelque chose qui m'empêche d'accorcher pleinement.. Est-ce une sensation de faste alors que Fellini a toujours fait dans l'économie ? Je ne sais pas, mais j'ai le sentiment d'être passé à côté de quelque chose.. A revoir donc
• 1970 : Les Clowns
• 1972 : Fellini Roma Superbe, j'adore les films qui dénoncent la tromperie du cinéma donc
• 1973 : Amarcord dois-je vraiment dire pourquoi je l'aime alors que vous l'avez tous très bien dit à votre façon ?
• 1976 : Le Casanova de Fellini tellement bizarre que j'adore
• 1979 : Répétition d'orchestre Grandiose, critique virulente de la télévision (alors qu'à la base, c'est un téléfilm !), très symbolique, et avec un final pour le moins étonnant...
• 1980 : La Cité des femmes Mouais... Bien mais sans plus...
• 1983 : Et vogue le navire... Superbe hommage à Nino Rota ; rien que ça, ça mérite tous les coeurs du monde
• 1985 : Ginger et Fred sympathique
• 1987 : Intervista jolie réflexion sur le cinéma et le statut d'auteur, sorte d'enfant de 8 1/2 et d'Amarcord
• 1990 : La Voce della luna poétique, drôle, mais un peu lassant
Tout d’abord, désolé du retard mais hier grosse journée de boulot et aujourd’hui toute la matinée et après-midi à la cinémathèque donc…
Bref !
Tout d’abord, je m’attendais à pire et je vais réagir à chacun
CHRIS :
Heureux de voir que tu as apprécié Les Nuits de Cabiria et Intervista en revanche je trouve ça amusant que tu aies détesté 8 ½ mais bien aimé Juliette des esprits, en fin de compte très proche l’un de l’autre puisque ce sont les versions masculines-féminines de la même histoire
Sinon un petit mot sur Casanova ? Je t’avoue que je ne m’attendais pas à 4 chez toi pour ce film donc…
Concernant Lynch-Fellini, je comprends ton point de vue mais personnellement, je trouve Fellini plus organisé qu’il n’y paraît (du moins dans la majorité des cas). 8 ½ par exemple, est un récit très simple, c’est la narration qui brouille tout mais ce n’es jamais que la crise de la quarantaine d’un cinéaste qui se remémore quelques souvenirs. 8 ½ est, pour moi, moins complexe par exemple qu’Annie Hall. Je trouve aussi qu’il y a, chez Lynch, une caractérisation très forte des personnages, comme chez Fellini : la coiffure du héros d’Eraserhead, le nain de Twin Peaks, le bizarroïde de Lost Highway… Enfin, je trouve qu’il chez Lynch un important thème du double (je pense que tu seras d’accord avec moi) alors que chez Fellini, un thème qui m’a sauté aux yeux en les revoyant ici pour la plupart, c’est le thème du miroir (objet symbolique mais aussi dans l’idée de Jung et Freud). Il faudrait se lancer dans une analyse très approfondie pour confirmer ou infirmer cette hypothèse, mais c’est quelque chose que j’avais souligné… Je ne sais pas ce que tu en penses. A noter enfin que ce sont tous deux des techniciens remarquables.
Pour Kusturica-Fellini, j’aimerais avoir ton avis sur un point : comment interprètes-tu les mariages qui traversent les films des cinéastes ?
ODOMAR :
Moi aussi je m’attendais au massacre chaplinesque, il n’en est rien : c’est génial !
TWAITS :
Je comprends mieux tes positions maintenant et je te rejoins quand tu dis « trop » pour certains films : il arrive fréquemment, je le reconnais, que Fellini privilégie la forme au contenu (c’est un technicien remarquable, et il le sait le bougre !). Maintenant je ne dirais pas que c’est un cinéma intelligent, c’est une étiquette qu’on lui a vite collé à tort et que tout le monde, surtout dans le milieu critique comme le dit Odomar, réutilise sans trop réfléchir. Une manière d’être cinématographiquement correct (comme peu de critiques oseraient démolir Bergman, Welles ou Kurosawa). Je dirais plutôt que c’est un cinéma cultivé, ce qui peut aussi être un cap à franchir : pour être franc, je commence à peine, en toute objectivité, à saisir les nuances dans chaque film de Féfé (par exemple, ce n’est que depuis que j’ai eu un cours sur l’histoire du théâtre que je trouve que la scène finale de Casanova renvoie à la Classe Morte de Tadeusz Kantor (qu’en penses-tu Chris ? Je n’extrapole pas trop ? ). Maintenant, je l’ai déjà dit mais le répète, Fellini n’est pas un cinéaste populaire, et je comprends parfaitement que l’on adhère pas
HARTI :
T’as été c’est bien
MIKE :
Là tu m’épates ! Je me souviens d’un de tes commentaires sur mon blog (pour les Vitelloni), et tu disais ne pas apprécié des masses… Et quelle surprise ici !! Merci beaucoup frérot et j’ai hâte que tu voies Prova d’orchestra et Casanova !
AKARIZA :
Ze t’aimeuh encore plus qu’avant !
Vivement que tu découvres 8 ½ aussi ! (et Prova d’orchestra et Casanova… Et les Nuits de Cabiria aussi et encore Et vogue le navire)  |
_________________ "Le cinéma substitue à nos regards un monde qui s'accorde à nos désirs"
André Bazin |
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chrislynch
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Posté le:
18 Juil 2008 à 18:57 Sujet du message: |
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| Citation: |
CHRIS :
Heureux de voir que tu as apprécié Les Nuits de Cabiria et Intervista en revanche je trouve ça amusant que tu aies détesté 8 ½ mais bien aimé Juliette des esprits, en fin de compte très proche l’un de l’autre puisque ce sont les versions masculines-féminines de la même histoire |
Pour "Intervista", c'est parce que j'ai ri comme un fou du début à la fin. Je ne me suis jamais autant amusé chez Fellini que sur ce film-là. Je trouve que par le biais de l'humour, Fellini évite magnifiquement le piège de l'égocentrisme puisqu'il s'agit d'une interview sur lui-même. Très belle manoeuvre donc.
Pour Juliette, tu as raison mais la construction du récit joue beaucoup moins de symboles en permanence. Et Giulietta Masina parvient à créer le lien d'humanité qu'il me manque dans 8 1/2. Sans Masina, le film serait passé à la trappe comme le reste Mais elle, je l'adoooooooooooore !
| Citation: |
| Sinon un petit mot sur Casanova ? Je t’avoue que je ne m’attendais pas à 4 chez toi pour ce film donc… |
C'est la seule proposition artistique que j'ai trouvé intéressante pour Casanova (y compris théâtre) car Fellini rend le personnage totalement pathétique, ce qui se rapproche très fort de mon point de vue. Par ailleurs, la mise en scène m'a beaucoup touchée (Comme pour "Et vogue le navire).
| Citation: |
| Concernant Lynch-Fellini, je comprends ton point de vue mais personnellement, je trouve Fellini plus organisé qu’il n’y paraît (du moins dans la majorité des cas). |
Fellini, lui-même dans "Intervista", indique qu'il ne se sent bien que dans le bordel et l'improvisation de dernière minute.
| Citation: |
| 8 ½ par exemple, est un récit très simple, c’est la narration qui brouille tout mais ce n’es jamais que la crise de la quarantaine d’un cinéaste qui se remémore quelques souvenirs. 8 ½ est, pour moi, moins complexe par exemple qu’Annie Hall. Je trouve aussi qu’il y a, chez Lynch, une caractérisation très forte des personnages, comme chez Fellini : la coiffure du héros d’Eraserhead, le nain de Twin Peaks, le bizarroïde de Lost Highway… Enfin, je trouve qu’il chez Lynch un important thème du double (je pense que tu seras d’accord avec moi) alors que chez Fellini, un thème qui m’a sauté aux yeux en les revoyant ici pour la plupart, c’est le thème du miroir (objet symbolique mais aussi dans l’idée de Jung et Freud). Il faudrait se lancer dans une analyse très approfondie pour confirmer ou infirmer cette hypothèse, mais c’est quelque chose que j’avais souligné… Je ne sais pas ce que tu en penses. A noter enfin que ce sont tous deux des techniciens remarquables. |
Tout ça me paraît fort juste Bastien mais la construction de la narration est totalement différente. Ce qui intéresse Lynch, c'est justement la structure de narration. Pas Fellini, qui suit simplement ses instincts et ses visions.
| Citation: |
| Pour Kusturica-Fellini, j’aimerais avoir ton avis sur un point : comment interprètes-tu les mariages qui traversent les films des cinéastes ? |
La seule chose que je peux te répondre, c'est qu'il est clair que Kusturica a été gravement influencé par Fellini. Tu parles des mariages, mais on pourrait également parlé des musiciens que l'on voit et entend, des animaux, du rapport au fascisme. Donc, je t'avoue ne pas avoir creusé l'idée du mariage chez l'un et l'autre cinéaste mais je suis tout prêt à entendre ta vision des choses.
| Citation: |
| pour être franc, je commence à peine, en toute objectivité, à saisir les nuances dans chaque film de Féfé (par exemple, ce n’est que depuis que j’ai eu un cours sur l’histoire du théâtre que je trouve que la scène finale de Casanova renvoie à la Classe Morte de Tadeusz Kantor (qu’en penses-tu Chris ? Je n’extrapole pas trop ? ). |
Là également, je n'ai pas fait le lien avant de t'entendre. |
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acte

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Posté le:
18 Juil 2008 à 19:01 Sujet du message: |
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| Bastien a écrit: |
• 1950 : Les Feux du music-hall (avec Alberto Lattuada)
• 1952 : Le Cheik blanc ou Courrier du cœur
• 1953 : L'Amour à la ville (sketch Une agence matrimoniale)
• 1953 : Les Vitelloni on retrouve déjà beaucoup d'éléments qui apparaitront dans les films de Fellini plus tard, et le détachement du néo-réalisme est déjà bien établi
• 1954 : La Strada Film poétique, mélancolique, comico-dramatique, clairement détaché du néo-réalisme, et avec un couple d'acteurs magique
• 1955 : Il Bidone un peu déçu, c'est assez long et il n'y a rien de neuf sous le soleil... De plus, ce film pessimiste arrive après deux chefs-d'oeuvre optimistes, le coup fait mal...
• 1957 : Les Nuits de Cabiria en un mot : sublime mon préféré de la période pré-Dolce Vita
• 1960 : La Dolce vita plus je le regarde, et plus j'aime ! Je travaille sur une petite analyse approfondie, je la mettrai en ligne très prochainement
• 1962 : Boccace 70 (sketch Les Tentations du docteur Antonio)
• 1963 : Huit et demi Techniquement superbe (l'un des plus beaux noir et blanc que j'ai vu), tellement vrai (j'ai vécu des situations similaires sur le tournage d'un bête court métrage d'étudiant, faut pas demander !) et je suis un grand fan de Mastroianni donc
• 1965 : Juliette des esprits 8 1/2 version féminin... Images superbes mais un peu longuet
• 1968 : Histoires extraordinaires, (sketch Il ne faut jamais parier sa tête avec le diable)
• 1969 : Satyricon alors là, problème : je ne l'ai vu qu'une fois, donc je ne le coterai pas pour le moment. De prime abord, le film est fascinant, mais il subsiste néanmoins quelque chose qui m'empêche d'accorcher pleinement.. Est-ce une sensation de faste alors que Fellini a toujours fait dans l'économie ? Je ne sais pas, mais j'ai le sentiment d'être passé à côté de quelque chose.. A revoir donc
• 1970 : Les Clowns
• 1972 : Fellini Roma Superbe, j'adore les films qui dénoncent la tromperie du cinéma donc
• 1973 : Amarcord dois-je vraiment dire pourquoi je l'aime alors que vous l'avez tous très bien dit à votre façon ?
• 1976 : Le Casanova de Fellini tellement bizarre que j'adore
• 1979 : Répétition d'orchestre Grandiose, critique virulente de la télévision (alors qu'à la base, c'est un téléfilm !), très symbolique, et avec un final pour le moins étonnant...
• 1980 : La Cité des femmes Mouais... Bien mais sans plus...
• 1983 : Et vogue le navire... Superbe hommage à Nino Rota ; rien que ça, ça mérite tous les coeurs du monde
• 1985 : Ginger et Fred sympathique
• 1987 : Intervista jolie réflexion sur le cinéma et le statut d'auteur, sorte d'enfant de 8 1/2 et d'Amarcord
• 1990 : La Voce della luna poétique, drôle, mais un peu lassant
Tout d’abord, désolé du retard mais hier grosse journée de boulot et aujourd’hui toute la matinée et après-midi à la cinémathèque donc…
Bref !
Tout d’abord, je m’attendais à pire et je vais réagir à chacun
CHRIS :
Heureux de voir que tu as apprécié Les Nuits de Cabiria et Intervista en revanche je trouve ça amusant que tu aies détesté 8 ½ mais bien aimé Juliette des esprits, en fin de compte très proche l’un de l’autre puisque ce sont les versions masculines-féminines de la même histoire
Sinon un petit mot sur Casanova ? Je t’avoue que je ne m’attendais pas à 4 chez toi pour ce film donc…
Concernant Lynch-Fellini, je comprends ton point de vue mais personnellement, je trouve Fellini plus organisé qu’il n’y paraît (du moins dans la majorité des cas). 8 ½ par exemple, est un récit très simple, c’est la narration qui brouille tout mais ce n’es jamais que la crise de la quarantaine d’un cinéaste qui se remémore quelques souvenirs. 8 ½ est, pour moi, moins complexe par exemple qu’Annie Hall. Je trouve aussi qu’il y a, chez Lynch, une caractérisation très forte des personnages, comme chez Fellini : la coiffure du héros d’Eraserhead, le nain de Twin Peaks, le bizarroïde de Lost Highway… Enfin, je trouve qu’il chez Lynch un important thème du double (je pense que tu seras d’accord avec moi) alors que chez Fellini, un thème qui m’a sauté aux yeux en les revoyant ici pour la plupart, c’est le thème du miroir (objet symbolique mais aussi dans l’idée de Jung et Freud). Il faudrait se lancer dans une analyse très approfondie pour confirmer ou infirmer cette hypothèse, mais c’est quelque chose que j’avais souligné… Je ne sais pas ce que tu en penses. A noter enfin que ce sont tous deux des techniciens remarquables.
Pour Kusturica-Fellini, j’aimerais avoir ton avis sur un point : comment interprètes-tu les mariages qui traversent les films des cinéastes ?
ODOMAR :
Moi aussi je m’attendais au massacre chaplinesque, il n’en est rien : c’est génial !
TWAITS :
Je comprends mieux tes positions maintenant et je te rejoins quand tu dis « trop » pour certains films : il arrive fréquemment, je le reconnais, que Fellini privilégie la forme au contenu (c’est un technicien remarquable, et il le sait le bougre !). Maintenant je ne dirais pas que c’est un cinéma intelligent, c’est une étiquette qu’on lui a vite collé à tort et que tout le monde, surtout dans le milieu critique comme le dit Odomar, réutilise sans trop réfléchir. Une manière d’être cinématographiquement correct (comme peu de critiques oseraient démolir Bergman, Welles ou Kurosawa). Je dirais plutôt que c’est un cinéma cultivé, ce qui peut aussi être un cap à franchir : pour être franc, je commence à peine, en toute objectivité, à saisir les nuances dans chaque film de Féfé (par exemple, ce n’est que depuis que j’ai eu un cours sur l’histoire du théâtre que je trouve que la scène finale de Casanova renvoie à la Classe Morte de Tadeusz Kantor (qu’en penses-tu Chris ? Je n’extrapole pas trop ? ). Maintenant, je l’ai déjà dit mais le répète, Fellini n’est pas un cinéaste populaire, et je comprends parfaitement que l’on adhère pas
HARTI :
T’as été c’est bien
MIKE :
Là tu m’épates ! Je me souviens d’un de tes commentaires sur mon blog (pour les Vitelloni), et tu disais ne pas apprécié des masses… Et quelle surprise ici !! Merci beaucoup frérot et j’ai hâte que tu voies Prova d’orchestra et Casanova !
AKARIZA :
Ze t’aimeuh encore plus qu’avant !
Vivement que tu découvres 8 ½ aussi ! (et Prova d’orchestra et Casanova… Et les Nuits de Cabiria aussi et encore Et vogue le navire)  |
Belles explications. Ton texte est nuancé et on voit qu'il s'agit d'un cinéaste que tu affectionnes. Je n'ai pas ta capacité d'analyse, en tout cas pas sur ce cinéma là, et je pense que beaucoup de ce que tu cites, est vrai. D'autant plus vrai pour Fellini d'aileurs.
Je ne pensais pas prendre mon pied avec ce cinéaste, peut être aussi à cause des préjugés. J'ai entendu ça et là beaucoup de choses sur son cinéma, justement, très intellectuel. Puis au final, sur les films que j'ai découvert, j'ai trouvé des nuances sur l'effet miroir dont tu parles. J'ai eu cette sensation de reflet, en permanence, de quelque chose, de quelqu'un sur son cinéma. Il me semble en tout cas qu'il s'agit d'un cinéaste fascinant, utilisant la technique pour exprimer une idée, là ou d'autres, écrivent de magnifiques scénarii. J'avoue avoir un faible pour le formalisme. Peut être, je le conçois, parfois un peu au détriment d'une narration maîtrisée de bout en bout.
Chez Fellini, j'ai ressenti une substance très légère, mais dont le liant s'effectue par l'assemblage d'images, des couleurs et de sons. Finalement, j'ai trouvé dans son cinéma des codes assez différents d'autres cinéastes. Cette poésie toujours en suspens, cette habileté dans la technique ou même cette rythmique, lancinante et contrôlée.
Je découvrirai une autre partie de sa filmographie dans les mois et les années qui viennent, mais j'ai vécu une belle expérience avec Fellini. Parfois déstabilisante, parfois questionnante, mais belle expérience.
J'ai pris un risque avec ce cinéaste, mais je suis loin d'être déçu. J'espère les films dont tu me parles, bientôt.
Merci à toi  |
_________________ Le cinéma pour toujours, à en crever, pour l'eternité.
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Benoît

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18 Juil 2008 à 19:25 Sujet du message: |
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• 1950 : Les Feux du music-hall (avec Alberto Lattuada)
• 1952 : Le Cheik blanc ou Courrier du cœur
• 1953 : L'Amour à la ville (sketch Une agence matrimoniale)
• 1953 : Les Vitelloni on retrouve déjà beaucoup d'éléments qui apparaitront dans les films de Fellini plus tard, et le détachement du néo-réalisme est déjà bien établi
• 1954 : La Strada Film poétique, mélancolique, comico-dramatique, clairement détaché du néo-réalisme, et avec un couple d'acteurs magique
• 1955 : Il Bidone un peu déçu, c'est assez long et il n'y a rien de neuf sous le soleil... De plus, ce film pessimiste arrive après deux chefs-d'oeuvre optimistes, le coup fait mal...
• 1957 : Les Nuits de Cabiria en un mot : sublime mon préféré de la période pré-Dolce Vita
• 1960 : La Dolce vita plus je le regarde, et plus j'aime ! Je travaille sur une petite analyse approfondie, je la mettrai en ligne très prochainement
• 1962 : Boccace 70 (sketch Les Tentations du docteur Antonio)
• 1963 : Huit et demi Techniquement superbe (l'un des plus beaux noir et blanc que j'ai vu), tellement vrai (j'ai vécu des situations similaires sur le tournage d'un bête court métrage d'étudiant, faut pas demander !) et je suis un grand fan de Mastroianni donc
• 1965 : Juliette des esprits 8 1/2 version féminin... Images superbes mais un peu longuet
• 1968 : Histoires extraordinaires, (sketch Il ne faut jamais parier sa tête avec le diable)
• 1969 : Satyricon alors là, problème : je ne l'ai vu qu'une fois, donc je ne le coterai pas pour le moment. De prime abord, le film est fascinant, mais il subsiste néanmoins quelque chose qui m'empêche d'accorcher pleinement.. Est-ce une sensation de faste alors que Fellini a toujours fait dans l'économie ? Je ne sais pas, mais j'ai le sentiment d'être passé à côté de quelque chose.. A revoir donc
• 1970 : Les Clowns
• 1972 : Fellini Roma Superbe, j'adore les films qui dénoncent la tromperie du cinéma donc
• 1973 : Amarcord  | | | | |